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 asskicking, chapter one (pv)

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Message(#) Sujet: asskicking, chapter one (pv) Dim 26 Fév 2012 - 9:41

« asskicking, chapter one»

STARRING FALCON & JENKINS

Se déplaçant à vive allure, la respiration du jeune homme s’intensifiait au même rythme que sa course effrénée. Aucun regard à gauche, aucun regard à droite, tout ce qui l’importait était d’avoir les yeux portés sur l’horizon et que ses pas suivent la cadence de la musique électronique graillant dans ses oreilles. Les gouttes de sueur se faisaient de plus en plus présentes, et se transformèrent bientôt en des torrents transpiratoires mis en surbrillance par la lumière ambiante. Ses muscles semblaient progressivement se décomposer tant ils avaient l’air sollicités, et contractés au possible. On aurait pu prévoir une catastrophe musculaire ou même vasculaire, à la vue de ces veines grossissantes s’ancrant dans sa peau. Il était fort, sportif et visiblement en pleine forme cardiaque d’après son endurance malgré une telle rapidité.

Sur le tapis de course d’à côté, dans cette salle de sport bien fréquentée ce dimanche-là, Ronnie était en plein exercice de marche, à la plus basse vitesse possible, la première. Il n’avait pas de musique dans les oreilles, et se concentrait pour reconnaître la chanson qu’écoutait son voisin. Il l’observait de temps à autres et contemplait ses efforts, s’extasiant du fait qu’il courait sur un tapis roulant à une vitesse qui lui était dix fois supérieure. Mais le jeune homme n’était pas ici pour regarder un homme transpirer comme un fleuve. Au contraire, il semblait plutôt présent pour lui-même s’entretenir, bien qu’il soit sûrement le dernier sportif du monde, et que ses quelques années de cigarette aient aggravé les choses. La vitesse une constituait sa première étape, et il marchait déjà depuis dix minutes. Abaissant la vitesse à son point nul, il descendit du tapis, la respiration haletante comme si l’effort tout juste fourni pouvait l’avoir épuisé. Il était si peu endurant que son autre voisin, à sa gauche, le regardait avec compassion comme un malade cardiaque. Entre un jugement du regard, et une performance physique extraordinaire, Ronnie n’eut de choix que de se retirer dans les vestiaires masculins.

Le jeune américain traversa toute la salle une première fois, et s’autorisa même un second tour en décélérant afin de pouvoir observer, du coin de l’œil, le corps dévêtu de certaines femmes sollicitant leurs muscles pour garder une forme physique et un corps svelte. Ce qui le ravissait dans cette salle, c’est que la plupart des femmes qui y venaient travaillaient généralement leurs fessiers, et que certains étirements laissaient parfois percevoir quelques naissances de sous-vêtements. Il avait certainement déjà abordé une bonne partie des demoiselles présentes dans des séances ultérieures, mais il faut dire que le baladeur mp3 ne lui facilitait pas toujours la tâche.
Après son instant de voyeurisme ayant duré cinq bonnes minutes, Ronnie arriva enfin aux vestiaires pour hommes. En entrant, il vit ses deux voisins de tapis, qui étrangement étaient arrivés avant lui – à cet instant, il se rendit compte que cinq minutes pour traverser la salle était une durée hors-norme. Se postant devant son casier, il fit son code veillant à ce que personne ne l’aperçoive, et en sortit son sac, d’une marque sportive pour se fondre dans la masse et se faire passer pour ce qu’il n’était pas. Le tenant fermement d’une main, il s’approcha nonchalamment de son ancien voisin de droite, aux performances incroyables, puis se pencha vers son oreille.

« Quelles performances. Mais j’ai avec moi des petits trésors, facile à ingérer, qui peuvent décupler la taille de tes mollets et te faire courir dix fois plus vite. »

L’homme, qui enfilait sa chaussette gauche tout en écoutant, s’esclaffa puis posa le pied à terre. Sans craindre d’être entendu par l’autre coureur de salon, qui était l’unique tiers présent, il répondit « si ce sont tes merveilles qui te font performer comme tu viens de le faire, alors je pense qu’il est dans ton intérêt que je ne t’en pique pas, car pour arriver à la vitesse deux du tapis, tu auras probablement besoin de tout ton sachet. ». Il se mit à rire à sa propre blague, tandis que Ronnie lui répondit machinalement un « vas te faire enculer ». Le jeune arnaqueur retourna à son casier, et en sortit des affaires de bain. Il se dirigea ensuite à la douche, où il resta une dizaine de minutes. En revenant, son second voisin était toujours présent, visiblement en train d’attendre, et son regard s’illumina lorsqu’il l’aperçut.

« Heu, salut mec. Je vous ai entendu discuter tout à l’heure, et je voudrais savoir si tu n’aurais pas de la vitamine E… Enfin, tu vois ce que je veux dire ? »

Ronnie retrouva instantanément le sourire.

« Des vitamines, bien sûr. J’en ai, mais tu vas devoir payer un peu plus que le prix habituel, si tu vois ce que je veux dire, toi aussi. » dit-il en lui faisant un clin d’œil plus qu’équivoque. En un échange rapide, après avoir préalablement pris l’objet convoité dans son casier, les deux hommes troquèrent pilules contre argent. Ronnie fit signe qu’il manquait trente dollars, et eut le reste de la somme immédiatement. Après ça, l’homme partit, laissant l’arnaqueur souriant seul devant ses affaires. Déjà sec, il ne perdit donc pas de temps pour commencer à s’habiller, et enfila successivement son caleçon, son tee-shirt, puis attrapa son jean. Voulant se dépêcher de filer avant que sa supercherie ne se remarque – il faut dire que c’est la première fois qu’on lui demandait des “vitamines“ pour ne pas dire amphétamines, alors qu’il vendait réellement des vitamines pour arnaquer les sportifs fainéants – il enfila presque simultanément ses deux jambes dans son jean, coinçant ainsi ses jambes dans les plis formés. Se débattant rapidement, il s’appuyait de son épaule contre les casiers pour ne pas perdre l’équilibre plus que ce n’était déjà le cas. Et subitement, il se sentit violemment partir vers l’avant, et s’écrasa la tête contre le sol, dans un bruit lourd.

« Fait chier ! Qui est le fils de p… » dit-il, s’arrêtant lorsqu’il vit volte-face sur le sol, se rendant compte qu’une femme était à l’origine de cette chute. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire charmeur et heureux, se rendant compte qu’il était seul avec une jolie blonde dans les vestiaires des hommes. Malheureusement pour lui, il ne savait pas encore qu’il s’apprêtait à passer un sale quart d’heure.
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Message(#) Sujet: Re: asskicking, chapter one (pv) Ven 2 Mar 2012 - 23:30


Pratiquer une activité sportive était une nécessité pour Chiles. Se décalquant sur la droite, elle évita un mannequin svelte et sa boisson hyper protéinée et bifurqua dans une allée afin de rejoindre une rangée de tapis de course disposée un peu plus loin. Son regard aiguisé observait chaque silhouette avec une certaine appréhension. La blonde se méfiait de tout et surtout, de tout le monde. Une simple salle de sport suffisait à la mettre en alerte. Excessive à souhait, ce comportement ne lui avait pas apporté que des cadeaux. Secouant vivement la tête pour retrouver ses esprits, elle s'installa rapidement, esseulée. Un jeune adolescent, au loin, s'entrainait à parfaire sa masse musculaire. Chiles ne put s'empêcher d'esquisser un sourire devant son incapacité à soulever un poids mais s'efforça de détourner son regard maladif de lui. Fixant un point inexistant en face d'elle, elle pratiqua cette activité durant une bonne vingtaine de minutes. Elle s'obligeait à accomplir ce rituel au moins quatre fois par semaine, afin de rester en forme un minimum. Botter le cul des petits cons qui passaient dans sa vie était bien plus salvateur que ruminer chez elle à manger des pancakes huileux.
Une jeune femme à l'allure nonchalante s'installa à côté d'elle, affichant un large sourire qui signifiait surement qu'elle souhaitait entamer une conversation. Peu désireuse de glisser sur cette pente sympathique, Chiles haussa les épaules et lâcha aussitôt sa machine. Si ses capacités physiques étaient excellentes, elle n'en restait pas moins incapable de parler chiffons et couches avec la première folle alliée venue. Fuir, dans ces moments là, était LA chose à faire. Essuyer une guerre lui semblait mille fois plus simple.
Si elle se balada un moment dans l'établissement, à la recherche du prochain outil de torture, elle fut visiblement couper dans son élan. Un visage familier attira son attention. Le léger sourire en coin qui l'animait s'effaça subitement. Ronnie. Lui filer une correction en plein milieux de la salle était sans doute une excellente idée. Mais la blonde le suivit sans dire mot, observant ses faits et gestes. Elle le perdu de vue un instant, dans une masse d'hommes noyés sous des serviettes blanches immaculées puis se stoppa devant le vestiaire des hommes. L'attendre, ou entrer ? Peu sûre d'elle - pour une fois - elle se laissa une minute de réflexion puis jeta un coup d'oeil par dessus son épaule afin de vérifier les alentours. Personne ne regardait dans sa direction.
Un mince sourire hypocrite illumina son visage angélique, alors qu'elle repoussa délicatement la porte de sa main droite. Chiles longea le mur, alerte, cherchant le son de sa voix, peu importe, un indice. Arrivée au fond du vestiaire, elle l'observa un peu plus loin. C'est à pas de loup qu'elle s'approcha de sa proie, lui infligeant une pression violente qui le fit basculer sur le sol, comme.. comme une merde, oui, c'était bien le mot, pensa-t-elle, maligne.
S'agenouillant au prés de Ronnie, la blonde esquissa un sourire équivoque, rassemblant ses idées afin de choisir la manière la plus cruelle de le faire plier. « Tu devrais surveiller ton langage Falcon. » souffla-t-elle, laissant son regard parcourir son corps sans une once de gêne. Se redressant légèrement, Chiles lui proposa sa main afin de l'aider à se relever. Une attitude en contraste avec ce qu'elle comptait lui faire subir pour son affront de la fois passée. Elle n'avait jamais supporté d'être doublé de la sorte. Ainsi, Ronnie venait de se glisser dans une situation qui lui porterait forcément préjudice. Enfin debout face à elle, la jeune femme travailla son sourire hypocrite puis croisa doucement les bras, scrutant avec une certaine insistance son interlocuteur. « Je m'attendais à ce que tu partes en supplication, peut être même à genoux devant moi.. » proposa-t-elle en s'approchant légèrement de lui, adoptant une attitude inquiétante. Elle avait l'impression d'être un loup dans une bergerie, torturant sa brebis avant de la dépecer sans ménagement. Incapable de se contenir un instant de plus, Chiles saisit fermement le cou de Ronnie et plaqua violemment son corps contre les casiers. Guère encline à lâcher sa prise, elle la resserra légèrement, bien décidée à faire de sa respiration un privilège. « Je n'aime pas du tout qu'on se foute de ma gueule, Ronnie.. » cracha-t-elle dans un calme sans nom. Beaucoup plus énergique d'habitude, la jeune femme cherchait avant tout à profiter du lieu pour s'amuser un peu avec lui. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il avait une tendance roublarde certaine. Mais cette fois-ci, elle ne le laisserait pas s'échapper aussi facilement. La blonde relâcha son étreinte et le repoussa vivement dans un coin du local, bien décidée à lui coller la raclée de sa vie, bonne excuse ou non.
« Je vais te tuer. » reprit-elle en souriant. Excessive dans sa réaction, Chiles n'en restait pas moins une jeune femme plus qu'agressive, forgée à la guerre. Ronnie apparaissait comme un défouloir pour elle. Autant dire qu'elle ne doutait guère de ses capacités à le réduire à l'état de poussière. Le sous-estimait elle ? Cette idée ne traversa pas son esprit embrouillé. Ce sont des images de tortures qui arrivèrent. Il y avait cependant, peu de chances qu'il subisse son courroux d'après guerre, mais sa raclée il l'obtiendrait. Désireuse de le corriger sans plus attendre - il l'avait arnaqué après tout et Chiles et l'argent, c'était une sorte d’obsession certaine. C'est ainsi qu'elle fonça directement sur lui, aucune stratégie quelconque en tête, juste l'idée d'une bonne bagarre qui se solderait par son échec cuisant, cette fois-là.
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Message(#) Sujet: Re: asskicking, chapter one (pv) Dim 15 Avr 2012 - 13:43


Sur le sol, les yeux tirés vers le haut, partant du sommet de la chevelure blonde de son agresseur et descendant lentement vers la naissance de sa poitrine, le jeune Roland esquissait un large sourire évocateur de ses idées roses. Il ne releva même pas l’agression qui venait de se passer, ni le fait qu’il s’était ridiculement écrasé contre le sol, face contre terre. A présent, les seules choses qui comptaient étaient que son pantalon était toujours baissé, qu’il gisait sur un sol humide et glacial, mais surtout qu’une ravissante femme était agenouillée à une distance minime.

« Tu devrais surveiller ton langage Falcon. »

Il fut légèrement troublé lorsqu’il entendit son nom de famille de la bouche de cette femme, qu’il n’avait visiblement jamais vu, qui plus est. Il haussa un sourcil, et revisita rapidement son lexique personnel cérébral de tous les mots finissant par le son –onne ; perte de temps qui ne fut pas concluante. Pourtant, Ronnie était persuadé qu’il ne pouvait pas s’agir de son nom de famille puisque même certaines personnes le connaissant ne se rappelaient pas de son identité, alors là, une telle personne prononcer Falcon, c’était le début de la folie. Remarquant les yeux de son interlocutrice clairement se promener sur l’entièreté de son corps, tandis que son pantalon se cantonnait toujours à ses genoux, eut la conséquence d’étirer encore plus son sourire. En guise de réponse à cette provocation oculaire, monsieur ne se gêna pas pour faire de même, secouant sa tête de haut en bas comme pour montrer son approbation personnelle d’un corps entretenu de cette manière.

La jeune femme tendit une main secoureuse envers le vaurien qu’il était, et dès lors, il passa outre tout questionnement concernant le mot exact qu’elle avait tout juste dit, si Falcon était bien le nom prononcé. Il se contenta uniquement de glisser sournoisement sa main dans la sienne, feintant d’accepter l’aide, puis tira modérément sur son bras une fois leurs mains réunies en une solide poignée, dans le but de la faire s’échouer de tout son corps sur lui. Il scénarisait déjà la situation, et la suite torride se déroulant dans le vestiaire des hommes empli de buée. Malheureusement pour lui, il avait évidemment sous-estimé la force des jeunes biceps qui lui faisaient face, puisqu’à l’inverse de son plan, c’est lui qui fut tout de même tiré en l’air et remonté sur ses deux pattes dévêtues. Frustré de l’échec de son plan, il devint tout de suite plus sec.

« Pourquoi donc, t’es pas de la police du langage, boucle d’or. »

Elle croisa alors les bras, et Roland reprit son activité examinatrice favorite. Il regarda, avec autant de gêne qu’elle précédemment, la manière dont ses avant-bras comprimaient sa poitrine, lui donnant un air de Xéna la guerrière tout à fait exaltant. Remontant les yeux vers son visage, il remarqua le large sourire de son interlocutrice qui, l’ayant visiblement vu, n’exprimait aucun refus à être toisé de la sorte. Il rebaissa alors ses yeux vers deux autres globes qui l’intéressaient plus que le bleu de ses iris, mais le temps d’une fraction de seconde, puisqu’une phrase vint perturber sa concentration.

« Je m'attendais à ce que tu partes en supplication, peut être même à genoux devant moi… »

Falcon était plus que troublé à présent, cette réplique ne lui fit pas hausser un sourcil mais les deux dans une coordination parfaite, preuve de son étonnement soudain. Il regarda à gauche, puis à droite, il se sentait comme plus ou moins pris au piège par une tigresse prête à bondir. La démarche féline qu’elle adoptait pour s’approcher de lui ne le rassurait pas, bien qu’il admirait sa grâce. Et subitement, à force de faire différentes suppositions intérieures, tout sembla devenir clair à ses yeux.

« Ah, t’es plutôt d’humeur coquine toi. Non, sérieusement, c’est une caméra cachée ? Qui vous a dévoilé mon nom ? C’est « Just-for-fun ? », c’est ça ? Mais normalement, ils ne connaissent pas les personnes qu’ils dupent, donc c’est assez étrange… En tout cas, je me disais bien qu’il y avait un hic, vu comment tu me chauf.. »

La jeune femme coupa court à ces déblatérations en lui agrippant violemment le coup de sa main, utilisant une poignée aussi vigoureuse que la précédente ayant servi à le relever, puis le plaqua fermement contre les casiers, le tout retentissant en un bruit lourd et terrifiant. Le jeune américain semblait d’ailleurs plus apeuré par ce dernier coup bruyant que par la silencieuse manœuvre ayant servi à s’emparer de sa voie respiratoire. Ses yeux s’écarquillèrent, comme pour réussir à toucher ses sourcils qui étaient déjà levés depuis belle lurette. Bouche-bée, le souffle coupé qui plus est, il ne pouvait que contempler la fureur platonique de sa partenaire, en première loge.

« Je n'aime pas du tout qu'on se foute de ma gueule, Ronnie… »

A cet instant, ne s’imaginant pas une seule seconde mourir sous les maigres doigts d’une midinette taille mannequin, mais juste craignant d’être atteint à son visage qu’il jugeait passable (d’où la peur de le voir encore plus abîmé par les coups), tout ce à quoi il pensait était la terrible obsession de se sentir menacé, mais rester obnubilé par la recherche des caméras cachées, qui lui semblait extrêmement bien cachée étant donné qu’il n’y en avait pas. Il tenta d’ailleurs de répondre aux accusations que cette femme lui portait, mais le couple suffocation et bégayement ne faisaient décidément pas bon ménage.

« Je… -amais… je… jure… laisse… respirer… uh… grognasse… ! » dit-il en réunissant ses forces pour le dernier mot.

L’effet escompté n’avait pas été préalablement très réfléchi, mais tout ce qui pouvait la faire réagir et le faire respirer était une bonne chose à tenter. L’insulter devait surtout la faire s’enrager un peu plus, priant qu’avant d’être un cyborg, cette blondinette était avant tout une fille et que de ce fait, sous le fruit de la rage, ses coups devenaient plus brouillons et moins concentrés en terme de puissance. Finalement, il fut violemment balancé dans un coin, un peu à la manière des sportifs de cette salle lorsqu’ils balancent leurs vêtements plein de sueur sur le sol. Rampant le plus possible pour s’encastrer dans le mur et être hors d’atteinte – ce qui était manifestement impossible – il profita du temps de répit pour vite remonter son pantalon, tout en tentant de s’excuser et s’expliquer.

« Je – ne – me – fous – pas – de – ta –gueule ! C’est quoi ce délire, c’est une émission de blague ou du freefight ?! Putain, j’ai une gueule à aimer me faire tabasser par des femmes ?! Vous déconnez avec le mauvais gars, je ne suis pas du genre à me battre, et y’a plein de compétiteurs musclés à côté, allez faire chier quelqu’un d’autre avec vos conneries ! »

La jeune femme le regarda tout aussi froidement, comme si cette explication n’avait rien à voir avec la motivation qui justifiait sa violence. Ronnie ne comprenait rien, ni même qu’il était entièrement à côté de la plaque et que ses phrases n’arrangeaient pas son sort futur.

« Je vais te tuer. » dit-elle, en guise de réponse à cette longue argumentation vaine.

Sans être sous l’effet de produits peu licites, Falcon avait tout de même perçu un ton mécanique dans la voix de son agresseur. Elle agissait tant comme une machine de guerre, qu’au final, il assimilait chacun de ses gestes à ceux de Schwarzenegger. Sans compter qu’elle se mit à se ruer vers lui, ce qui eut pour effet de le terrifier encore plus que ce n’était déjà le cas. Aux vues de ses capacités physiques, dont elle venait tout juste de prouver la faible valeur, il jugea plus raisonnable de ne pas riposter en fonçant aussi vers elle. De ce fait, il se mit à courir dans une direction tout à fait opposée, sur la pointe des pieds à cause du sol carrelé glacial, et tourna pour se réfugier dans l’espace d’eau des vestiaires, comprenant les douches, les toilettes et les éviers. Attendant silencieusement dans le coin du tournant, accroupi près des éviers, il se fia au bruit qu’émettaient les pas de la furieuse blonde pour commencer son assaut. Malheureusement pour lui, elle semblait plutôt bien entraînée puisque le moindre bruit disparut pour laisser place à un silence pesant.

Ronnie avait déjà vécu beaucoup de situations similaires, des situations où on voulait lui casser la gueule, donc ça, il connaissait bien. Toutefois, jamais une femme n’avait tenu le rôle du bourreau de l’histoire ! Se mordant la lèvre inférieure pour stopper tout tremblement, il attendit patiemment que son agresseur montre le bout de son nez. En y réfléchissant une seconde fois, il se dit que peut-être avait-il tiré des conclusions trop hâtives et que la présente situation n’était pas si éloignée que les autres : il pouvait entièrement l’avoir déjà roulé par le passé. Il ne se rappelait pourtant pas avoir arnaqué cette femme, auquel cas il s’en souviendrait, mais c’était une éventualité à ne pas exclure. Prenant le risque de griller sa cachette, il s’autorisa à lui parler de là où il était.

« On s’est déjà vu, n’est-ce pas ? Je me souviens de toi, à présent – ce n’était pas le cas, mais quitte à se faire frapper, autant essayer de bluffer avant, il ne prendrait pas plus de coups… – et je sais que notre première rencontre n’a pas été très bénéfique… Enfin, je parle pour toi là. Quoi qu’il en soit, enterrons la hache de guerre… et y compris le couteau de guerre, le pistolet de guerre et le lance-roquette de guerre. Cessons de nous battre et de nous abîmer mutuellement – dit-il, alors qu’il essuyait tous les coups depuis dix minutes – et trouvons un terrain d’entente. Je peux t’inviter à aller boire un café, si tu veux… Et je ne te ferai même pas payer ton café. Ca te va ? »

Au bout de plusieurs minutes d’attente, Falcon ne relâchant toujours pas sa garde, la jeune femme pris son courage à deux mains, sortit de sa cachette et se pressa vers lui pour l’agripper de nouveau. Au même moment, il donna un coup de point au robinet à pression du lavabo et coinça son pouce contre la sortie d’eau. A défaut d’y avoir des pommeaux de douche dans les vestiaires, les robinets avaient généralement une forte pression qui permettait, notamment à tous les vauriens de la trempe de Ronnie à partir des années collèges, d’arroser facilement les gens. Trempant Chiles au visage, il pensait que ça l’arrêterait… ce qui ne fut pas le cas. Il sentit une fois de plus une main lui agripper le cou, mais étant mouillée, il put rapidement se sortir de cette étreinte. Suite à cela, il se réfugia dans les douches, et les mis toutes en marches.

« Putain ! Mais t’es tarée, arrête d’essayer de me tuer ! Si tu continues, je crie à l’aide ! – et montrer à tous qu’il se faisait littéralement défoncer par une femme ? Du pur bluff – T’es folle, putain, t’es folle ! »

Abondamment mouillé par les trombes d’eau qui se déversaient sur lui, il espérait échapper à son assaillant en misant sur le côté féminin de celui-ci. Après tout, les femmes et leur obsession à garder leurs cheveux loin de l’eau et de toute humidité pouvait peut-être le sauver, bien que la jeune femme n’avait plus grand-chose de sec.
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Message(#) Sujet: Re: asskicking, chapter one (pv) Dim 6 Mai 2012 - 23:21


« Pourquoi donc, t’es pas de la police du langage, boucle d’or. » Elle dut se retenir de lui arracher la langue pour oser lui coller un tel surnom. Boucle d'or, Chiles n'avait rien de cette cruche tirée d'un conte de fée et, par dessus tout, n'appréciait que modérément les surnoms que l'on pouvait lui coller. Hulk lui semblait alors beaucoup plus appréciable. Ainsi elle fronça les sourcils, le toisant de tout son être, prête à bondir sous le coup de l'exaspération. « Ah, t’es plutôt d’humeur coquine toi. Non, sérieusement, c’est une caméra cachée ? Qui vous a dévoilé mon nom ? C’est « Just-for-fun ? », c’est ça ? Mais normalement, ils ne connaissent pas les personnes qu’ils dupent, donc c’est assez étrange… En tout cas, je me disais bien qu’il y avait un hic, vu comment tu me chauf.. » Et bien heureusement, elle le coupa dans son monologue un tantinet agaçant. Chiles avait pour habituer d'être extrême, agressive voir complètement violente. L'attitude de Ronnie, il y a quelques temps de cela, avait réussi à énerver l'amazone blonde qui ne désirait qu'une chose : lui faire payer. Si la vengeance est, selon l'adage, un plat qui se mange froid, avec elle, il se mangeait glacé. La force qu'elle mettait dans cette seule pression d'une main était bien trop intense. L'idée de le tuer n'avait pas encore fait le chemin jusqu'à son esprit (heureusement) mais celle de le torturer à petit feu, oui. « Grognasse !? Tu m'a traité de grognasse ? » avait-elle hurlé en le balançant violemment dans un coin. Son air de petit chiot apeuré lui arracha un sourire des plus malsains, mais entre le boucle d'or et le grognasse, ce cher Ronnie allait morfler.

« Je – ne – me – fous – pas – de – ta –gueule ! C’est quoi ce délire, c’est une émission de blague ou du freefight ?! Putain, j’ai une gueule à aimer me faire tabasser par des femmes ?! Vous déconnez avec le mauvais gars, je ne suis pas du genre à me battre, et y’a plein de compétiteurs musclés à côté, allez faire chier quelqu’un d’autre avec vos conneries ! »
Un rire s'échappa de ses lèvres, Chiles jubilait comme jamais. Non seulement elle le trouvait assez peu futé (du moins assez peu futé de l'avoir arnaqué elle et non une autre, soyons clair) mais plus les minutes défilaient, plus elle se posait des questions sur sa santé mentale. Allait-elle se battre contre un handicapé incapable d'analyser une situation ? Et apparemment, il n'était pas non plus capable de faire face à une femme, puisqu’il venait de fuir rapidement dans la salle d'eau. Chiles dut réprimer un énième rire devant cette scène. Ce fut à son tour de poser diverses questions : caméras cachées dans un coin ? Non, sincèrement ? Elle lui faisait peur à ce point ? Hum, certes, il y avait de quoi. Au moins la blonde aurait de quoi le noyer si jamais. C'est d'un pas plutôt lent et résigné qu'elle suivit sa direction, sachant pertinemment qu'il ne pourrait pas fuir bien loin. L'art de torturer autrui par l'attente de sa sentence. Triturant une mèche de cheveux, elle eut presque l'envie de lui asséner une petite mélodie cynique façon dent de la mer, histoire d'accélérer son risque cardiaque. Le sien se portait on ne peut mieux et c'est guillerette qu'elle continua sa route.

« Non, Falcon, non tu ne t'en souviens pas. Et je vais refaire la couleur des murs avec ton cerveau pour cette unique raison ! » hurla-t-elle de plus belle, prête à l'étriper. Elle n'en ferait surement rien, mais l'idée de le voir déguerpir la queue entre les jambes lui était trop salvatrice. Si Chiles aboyait beaucoup, elle ne mordait que rarement (sachant qu'une bonne raclée n'était pas mordre pour elle, ça, c'était une attitude tout à fait normale). Si Ronnie ne finissait pas à l'hôpital, il pourrait donc s'estimer heureux. Ses années en Irak avait forgé un soldat - automate, une machine de guerre, une poupée barbie blonde qui avait une force certaine et effrayait beaucoup de monde. Quel intérêt d'avoir autant de capacités si elles ne servaient pas - au minimum - à se faire justice soi même. Il avait osé l'arnaquer, il assumerait. « Je vais te faire avaler ton café par le nez ! » reprit-elle, sur ce même ton autoritaire, balayant la petite pièce du regard, marchant doucement en observant chaque recoin, accompagné d'un sourire espiègle. Elle avait le dessus, elle le savait. Une ombre se dessina et la blonde fondit sur Ronnie, qui eut le brillante idée de l'asperger d'eau. Sous le coup de la surprise - décidément elle le sous estimait un tantinet - elle effectua un mouvement de recul et s'essuya vainement le visage. Sa colère venait d'être décuplée par un acte désespéré et c'est ainsi qu'elle se jeta à nouveau sur son cou. Malheureusement sa prise ne fut pas excellente et il s'en détacha. « Bonne femme va ! » grogna-t-elle, se moquant ouvertement de lui qui semblait apeuré, au point de vouloir courir dans les jupes de sa mère. La désagréable sensation de ses vêtements collant à son corps lui arracha un frisson. Chiles replaça une mèche rebelle derrière son oreille et jeta un regard noir à son interlocuteur. Elle avait essuyé bien pire qu'un torrent comme celui-ci. Pour être honnête, ce qui la chagriner le plus était d'avoir opté pour du blanc, qui laissant entrevoir à merveille sa plastique féminine (les femmes, toutes les mêmes). Mais elle balaya bien vite cette idée de son esprit pour se re-concentrer sur lui.

« Ecoute c'est pas compliqué, moi je te propose de te refaire le portrait pour me sentir mieux et toi tu fermes ta grande gueule ? » lança-t-elle sur un ton presque mielleux, tournant cette proposition comme un acte détaché et tout à fait normal. De sa main droite, elle obligea Ronnie à sortir des douches, le rejetant une nouvelle fois - mais avec plus de délicatesse - dans un coin et sourit - de façon totalement inquiétante. Le sol était trempé, des gouttes inondaient chaque pas qu'elle faisait - obligeant sa victime à reculer tandis qu'elle avançait. Chiles avait conscience d'être parfois excessive dans sa manière d'agir. Ronnie l'avait arnaqué, depuis le temps, elle aurait parfaitement pu tourner la page. De plus, elle ne manquait aucunement d'argent, il était donc inutile de continuer sur cette voie ? Malheureusement, la grande blonde était incapable de penser comme autrui. Là ou le quartier aurait lâché l'affaire - ou tenter un procès, elle, s'évertuait dans cette pente glissante qu'était la vengeance et la terreur. « De toute façon, je vais finir par te retrouver, alors autant faire ça de suite et éviter de se revoir ? » proposa-t-elle, encore une fois, plus que sérieuse quant à son annonce, quelque peu curieuse il fallait le dire. Autant lui présenter la situation sous un angle différent et peut être plus commode ? Avançant toujours vers lui, ils parcourent ainsi une petite distance jusqu'à la porte donnant accès aux vestiaires. Toujours dans son optique, Chiles fondit automatiquement sur lui, le repoussant violemment contre celle-ci qui s'ouvrit dans un vacarme effarant. Plusieurs paires d'yeux se posèrent sur eux, tandis qu'elle n'y portait aucune attention. « On peut même le faire en public. » Sous-entendus à part, le fait d'avoir des témoins, ne la gênait pas, au contraire. Avec sa formation elle pouvait aisément botter le cul de chaque personne ici présente et ce, avec toute la simplicité du monde. Visiblement obsédée par son idée, elle le repoussa une nouvelle fois - le prenant surement pour sa poupée - et profita de l'effet de surprise pour lui coller une légère droite dans la mâchoire. Son règlement de compte ne faisait que commencer.
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asskicking, chapter one (pv)

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