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 What the hell ? Ϟ AIDAN

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Message(#) Sujet: What the hell ? Ϟ AIDAN Mar 21 Fév 2012 - 19:45



Aidan & Neve-Coleen.
WHAT THE HELL ?


Neve s’affairait dans toute sa maison, terriblement en retard à son travail. D’une main elle terminait de se brosser les dents, de l’autre elle tentait d’enfiler son jean tout en descendant les escaliers pour aller remplir les gamelles de ses trois amours de chiens. L’un d’entre eux, son bien-aimé dalmatien se faufila entre ses jambes et elle s’emmêla les jambes, s’écroulant par terre dans un bruit sourd. Sa brosse à dent vola à travers la pièce et son berger allemand s’en empara en remuant joyeusement la queue, avant de filer dehors sous le regard désespéré de la belle. Ses chiens étaient parfaitement éduqués, mais bien trop joueurs et malicieux parfois. Et si la majorité du temps ça la faisait fondre, lorsqu’elle était pressée, étrangement ce n’était plus du tout le cas. Fâchée, elle se releva et gémit un peu, le genou et le menton douloureux. « Sales bêtes va ! Filez de là ! » Les deux chiens restant filèrent rejoindre le premier dehors, en aboyant tels des vainqueurs. Elle se rinça la bouche dans l’évier de la cuisine tout en boutonnant son jean avant de leur remettre des croquettes. Puis, elle remonta à l’étage en trombe et se noua les cheveux dans une queue de cheval haute. Elle passa sa chemise blanche, la boutonna tout en enfilant ses ballerines. Puis, elle attrapa son sac, se parfuma et fila à toute allure direction sa voiture. Elle referma bien à clé derrière elle et prit le temps malgré tout d’embrasser ses trois chiens avant de s’en aller, direction l’autre bout de Miami. Elle arriva une trentaine de minutes plus tard, se gara n’importe comment et manqua d’emboutir la voiture sur la place voisine, claqua sa portière et courut jusqu’à l’entrée des coulisses de l’immense salle. Plus de 1000m², loué pour l’occasion de ce fameux salon, mélangeant BDs et jeux vidéo, pour montrer toutes les nouveautés. Elle passa devant une de ses collègues qui s’écria : « T’es grave en retard Neve ! Fonce au maquillage, ils t’attendent. » Elle la remercia d’un signe de la main et ne ralentit pas l’allure, haletante. Une fois arrivé sur place, son maquilleur la fusilla du regard et elle s’excusa : « Désolé désolé Patrick ! » L’homme soupira et roula des yeux, lui faisant alors signe de s’asseoir, et vite ! Elle s’exécuta aussitôt. Pendant près d’une heure, elle fut maquillée et coiffée selon le personnage qu’elle allait incarner. Il s'agissait de Nariko, guerrière dans Heavenly Sword. Puis elle passa au costume et on l’aida à l’enfilern ainsi que la perruque. Pour une femme qui n’était jamais sexy, son travail la changeait du tout au tout, c’était le moins que l’on puisse dire. On lui donna les armes qui allaient avec le costume et on lui demanda si elle se souvenait bien des répétitions. OK no soucis, elle adorait tellement ce qu’elle faisait qu’elle n’oubliait jamais rien. Sauf de se lever peut-être…

Cela faisait maintenant trois heures que la belle arpentait l’immense endroit, parlant avec les gens, s’arrêtant pour une photo, un autographe ou une petite démonstration de combat de son personnage. Se mélangeait ici fanatiques, curieux et professionnels. Un cocktail étrange et amusant à la fois, haut en couleurs. Les costumes étaient tous plus beaux les uns que les autres, attirant tout le monde. Neve-Coleen s’amusait comme une petite folle. Elle rayonnait de bonheur, et se donnait à fond dans son rôle de guerrière. Tant et si bien qu’elle ne voyait pas le temps passer. Mais une chose qui ne s’était encore jamais produite vint perturber sa joie. Elle sentit subitement une main se coller à ses fesses de façon insistante, lui arrachant un petit cri de surprise. Elle se retourna brusquement et voulu coller une claque à ce goujat. Mais elle avait oublié l’espace d’un instant que ses mains étaient prises par ses armes. C’est donc l’une d’entre elles qu’il se prit en pleine face. Chanceux qu’il était, ces reproductions n’étaient pas en métal, ni en fer. Juste un alliage assez léger. Elle aurait pu s’excuser du coup assené puisqu’il fut plus fort que prévu, mais elle n’en fit rien, bien trop choquée par son geste. Elle s’écria alors, furieuse : « Mais ça va pas ! Touchez à votre cul merde ! » Son visage était complètement tendu et crispé, les sourcils froncés de mécontentement. Il sortait d’où ce type ? C’était du jamais vu ça !


Dernière édition par Neve-Coleen Daubanay le Mer 29 Fév 2012 - 16:21, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Mer 22 Fév 2012 - 9:26

Changer de pays, recommencer à zéro, voir le monde évoluer et malgré tout, toujours stagner. Cette impression, il l’avait eue depuis qu’il avait quitté Londres. Parce que Londres, avec les années, étaient devenue sa maison. Il pensait pouvoir s’en éloigner et ne pas regretter. Il pensait pouvoir y arriver. Débarquer ici, avec son sourire carnassier et croquer la vie à pleine dent. La vie, cette pomme bien croquante et juteuse. Cette garce qui donne toujours moins pour reprendre plus. Bref, il avait pensé que c’était la meilleure chose qu’il puisse faire. Mais chaque jour passé ici lui prouvait le contraire. Bien sûr, il aimait le quartier, les gens, la ville. Il aimait tout ça. Mais c’était à des années lumières de ce qu’il avait pu façonner dans son esprit, à des années lumières de l’image qu’il avait du monde en règle générale et tellement différent de ce qu’il avait déjà pu apercevoir à la télévision. Sa vie ici était bien pâle en comparaison de ce qu’il avait vécu là-bas, chez la Reine. Il avait beau cherché un travail, rien ne l’emballait suffisamment pour qu’il décide de s’en donner la peine. Les employeurs le dévisageaient pendant l’entretien, fronçait les sourcils, se retenaient de le foutre dehors. Aidan était comme ça, il avait besoin de se sentir concerné pour apporter son attention aux choses et ce n’était pas le cas lorsqu’il s’agissait de servir du café à des pauvres cons. Ce n’était pas le cas non plus lorsqu’il fallait ratissait les jardins, ou peindre les volets, ou promener les chiens, ou… En résumé, rien n’était jamais trop bien pour lui. Et c’était l’ennui qui avait fini par prendre le dessus sur tout le reste. Il tournait en rond dans les quatre coins de leur chambre, se répétant en boucle les mots de Bridget, sa meilleure amie. Tant qu’il n’aurait pas de travail, ils n’iraient jamais nulle part ensemble. Il se demandait si elle le faisait exprès ou si le torturer l’amusait. Quoi qu’il en soit, malgré les semaines qui avaient défilés, Aidan n’avait rien découvert de nouveau jusqu’ici. Mais il comptait bien changer cela. Il avait vu dans un journal une publicité qui parlait d’un salon de la bande dessinée et des jeux vidéo. Pour lui, ces deux choses se voulaient énigmes, aucune idée de ce que cela représentait. Et c’était donc tout guilleret qu’il avait pris le bus pour se rendre sur les lieux.

Lorsqu’il descendit du bus, son regard observa les alentours sans trouver quoi que ce soit. S’était-il trompé ? Mais un homme déguisé avec des collants rouge et bleu, une araignée sur le torse, avait attiré son regard. Et quand il fut à sa portée, Aidan demanda son chemin. Ravi de la réponse qu’il avait reçu, il se dirigea vers le bâtiment et découvrit de ses deux yeux ébahis tout un univers. Son regard glissait sur tout avec rapidité et lucidité, il voulait tout voir et tout comprendre. Mais seul dans un tel évènement, il était livré à lui-même. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il était supposé faire et ce fut donc les mains dans les poches qu’il passait de stand en stand, dévisageant de ci et de là des personnes déguisées. Aurait-il du faire de même ? La question ne fit que l’effleurer car une espèce de Barbie guerrière attira son attention. Aidan se posta devant et pencha la tête sur le côté, curieusement intrigué par cet accoutrement. Il n’en n’avait jamais vu de tel, il était impressionné. Et dans un geste anodin, il laissa sa main s’égarer sur les fesses de la jeune femme. Il palpa le tout avec attention, comme s’il s’agissait là de quelque chose de tout à fait normal. Et pour lui, ça l’était sans doute un peu. Comme c’était la première fois qu’il assista à ce genre de salon, il ne savait pas que les gens en costumes étaient plus que réel et que les toucher de la sorte étaient un manque de respect. Mais le coup qu’il reçu, et qu’il ne put malheureusement éviter bien qu’en penchant la tête, le ramena douloureusement à la réalité. Et ce fut avec un haussement de sourcil qui contempla la blonde en fasse de lui. Son regard parlait clairement pour lui, il y avait une lueur d’interrogation qui n’aurait sans doute pas du s’y trouver. Mais son sourire en coin qui fut le plus que le reste. Et à nouveau, sans même se soucier de la colère de la princesse aux armes, il déposa sa main sur ses fesses. Il lui offrit un petit clin d’œil et déclara : « Je préfère le vôtre. Le mien, bien que adorable, est plutôt du genre solitaire. » Un sourire vainqueur étira ses lèvres alors qu’il pinça la chair ferme et qu’il finit par récupérer sa main qu’il passa dans ses boucles emmêler, avant de lever les yeux au ciel. « Oh ça va, faites pas cette tête. Vous faites partie du décor, non ? Je vois pas pourquoi je pourrais pas toucher le décor… Et puis, vous m’avez fait mal. Si j’étais vous je m’excuserais. C’est pas très gentil, vous savez ? » S’il était sérieux ? Plus que jamais, et c’était bien ça le problème avec Aidan. Il ne voyait jamais les problèmes au bon endroit. Pauvre fille.
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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Ven 24 Fév 2012 - 11:51



Neve n'en revenait pas ! Le jeune homme ne semblait même pas mal à l'aise de s'être fait réprimandé de la sorte aux yeux de tous ! Ni en colère d'ailleurs. C'était pourtant les deux réactions habituelles. Lui non, il ne semblait même pas comprendre ce qu'on lui reprochait. Il se foutait de sa gueule ou quoi ? Et c'était quoi ce petit sourire amusé ? Neve n'était pas du tout en train de rire elle. Ce qu'il avait fait était impoli et elle ne pouvait cautionner ça. Les gens avec qui elle était en train de parler à ce moment-là restèrent attroupés autour, certainement prêts à prendre sa défense en cas de litige. Et sans que Neve ne puisse le prévoir (qui pourrait prévoir ça de toute façon ?!) la main du garçon revint se poser sur ses fesses, de façon encore plus décidée que la première. Elle rougit de honte et d'émotion, terriblement gênée. « Je préfère le vôtre. Le mien, bien que adorable, est plutôt du genre solitaire. » HEIN ? Les mains de la blondinette -devenue rousse pour le personnage- se crispèrent sur les armes. Qu'est-ce qui l'empêchait de le planter déjà ? Ah oui, la justice. Ses joues devinrent rouges cramoisies, lui donnant chaud et lui faisant presque mal. Il lui pinça les fesses et elle échappa un petit cri de surprise, ne sachant même plus comment réagir face à tant d'aisance. Elle se recula alors, presque affolée. MAIS il était malade ce mec ! « Oh ça va, faites pas cette tête. Vous faites partie du décor, non ? Je vois pas pourquoi je pourrais pas toucher le décor… Et puis, vous m’avez fait mal. Si j’étais vous je m’excuserais. C’est pas très gentil, vous savez ? » Euhh... pardon ? Elle, le décor ? Elle était tout sauf un simple décor ! Indignée et vexée, elle ouvrit grand la bouche et la referma, ses traits se tirant. Son front se plissa et ses sourcils se froncèrent, annonciateurs de colère. Ce malotru n'allait certainement pas s'en tirer comme ça. Elle lui fila un coup d'arme dans la cuisse, sans ménager sa force. Ses excuses il pouvait se les enfoncer par tous les trous, c'était à lui de s'excuser. Furieuse, elle s'exclama : « Je ne suis pas un décor ! Je suis une guerrière redoutable et vous allez le payer ! » Neve commença alors à effectuer quelques pas, maniant les armes comme son personnage le faisait. Oui, elle s'y croyait parfois un peu trop. Elle commença alors à refiler des coups (pas trop fort cette fois-ci) à l'opportun, dans l'épaule, la cuisse, le ventre, la tête, en poussant des petits cris de guerrière. Une foule de plus en plus nombreuse commença à s'attrouper autour d'eux, interloquée. Elle cessa enfin, gardant néanmoins une position d'attaque, bras en avant. « C'est VOUS qui allez vous excuser ! Vous n'avez pas le droit de me toucher comme ça, ça ne se fait pas. Et si vous recommencez, je vais vraiment me fâcher. » Elle se redressa, abaissant ses bras, en signe de "paix". Mais si la demoiselle affichait un air sur et combattif, à l'intérieur ce n'était pas la même chose. Ce mec lui fichait la trouille et elle redoutait qu'il ne recommence. Que voulez-vous ?! Elle avait embrassé deux garçons dans sa vie, dont un lorsqu'elle avait 8 ans lors d'un jeu stupide auquel elle ne participait même pas, bref. Alors forcément, qu'on vienne lui tripoter le derrière ça la mettait dans tous ses états. Et pas les meilleurs. Elle se sentait mal, comme rabaissée. Et puis elle ne savait pas comment réagir. C'était comme si quelqu'un venait de s'introduire chez elle par effraction en fait. Se mélangeait en elle peur, appréhension et colère. De toute évidence, si une telle situation s'était produite alors qu'elle était dans la vie de tous les jours, elle n'aurait pas réagit pareil du tout. Non, elle aurait prit la fuite sans demander son reste. Mais là, elle se prenait tellement pour Nariko qu'elle se découvrait un courage encore inconnu au bataillon jusque-là. Et finalement, sur un ton plus hésitant et discret, elle ajouta : « Et puis euh... et bien mon cul aussi est solitaire, alors fichez-lui la paix ! » Elle le regarda de côté, méfiante et sur le qui-vive. Non décidément, ce mec, elle ne le sentait pas du tout ! Et puis d'abord, un cul solitaire ça ne voulait rien dire. Ce mec était un con, voilà tout. Ou bien un dégénéré. Peut-être qu'il s'était échappé d'un asile ? Ou alors il faisait partie de ces tordus qui fantasment sur les héroïnes des BDs qu'ils lisent ou bien des jeux auxquels ils jouent... Mon dieu, quelle horreur !




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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Ven 24 Fév 2012 - 19:52

Les sourcils froncés, Aidan ne parvenait plus à lâcher la silhouette de la jeune femme du regard. Il détailla chaque partie du costume et de son anatomie, avec tant de concentration et d’intérêt qu’il devait avoir le regard d’un pédophile devant les gosses de la maternelle. Mais ce qu’il y avait de particulier dans ses prunelles, c’était le questionnement évident face à cette énigme. On l’avait souvent traité de fou par ses comportements légèrement marginaux la plupart du temps, on lui avait fait comprendre un nombre incalculable de fois qu’il ne se comportait pas comme il fallait mais… Cette fille avait le droit de se déguiser en bonne femme guerrière que tout le monde l’applaudissait ? Il avait loupé un épisode, là. Il était supposé faire quoi si toucher son derrière était interdit et qu’elle n’était pas un décor mais une guerrière redoutable ? La question lui paraissait bien intrigante tant aucune réponse ne lui suffisait. Il l’observa passivement jouer l’enfant avec ses armes en plastique, soupirant d’un air las, baillant à en poser une main devant ses lèvres. Les gens s’attroupaient autour d’eux sans qu’il ne parvienne à définir quelle était réellement l’attraction. Lui entrain de se faire vaguement tapé dessus par une folle ou ladite folle en pleine action de démence. « Tu voudrais pas redescendre sur terre, redoutable guerrière ? Hellooooooo Mars, ici la Terre. » Le ton de sa voix avait été plus cassant qu’il ne l’aurait souhaité. Il ne voulait pas l’énerver davantage encore. S’il avait les réactions habituelles de l’être humain, il se serait probablement énervé et aurait hurlé qu’elle n’avait pas à le frapper de la sorte. Mais Aidan n’était pas exactement un jeune homme comme les autres. Ses manières de pensées étaient beaucoup plus complexe et il lui pardonnait si facilement parce qu’elle avait l’air un peu cinglé. À vrai dire, il était prêt à parié qu’elle sortait d’un asile et qu’elle avait toute une troupe de dégénéré du cerveau avec elle, bande de petits légumes déguisés venus se faire plaisir dans ce salon impressionnant. « Comment ça, ça se fait pas ? Si vous voulez pas qu’on touche à votre derrière mademoiselle, accrochez-y une pancarte ! Je sais pas, je peux pas le deviner, moi. » Il ne fallait pas être Einstein pour comprendre que ça ne se faisait pas. Mais vu les antécédents du jeune Truelove avec la gent féminine, il s’estimait en droit de pouvoir le faire. Quand il avait débarqué à Londres, c’était avec son assurance et ses mains baladeuses qu’il avait réussi à faire quelques rencontres. Où était donc le mal ? Il avait beau froncer les sourcils et réfléchir, la question lui semblait sans réponse. Et puis, d’un coup, d’un seul il se mit à rire. D’un rire franc et honnête que seuls les enfants peuvent avoir, parce que c’est doux et rassurant et que ça ne traduit rien de plus qu’un bonheur passager. « Je viens de vous imaginer entrain de vous fâcher et franchement, c’était pas beau à voir. Ca se passe comment, au juste ? » Les images qui avaient défilé dans l’esprit d’Aidan était aussi drôle que la scène qu’il venait de vivre. Il ne voyait pas comment elle pouvait faire pire que de le frapper avec ses armes à la con. Il secoua la tête d’un air amusé, alors que peu à peu, les gens comprenaient qu’il n’y aurait probablement plus grand-chose de divertissant à voir dans le coin. « D’accord. Je suis désolé. » dit-il, finalement. Conscient qu’il n’obtiendrait rien d’autre d’elle en affichant un air amusé et bien loin du repenti. Dans le fond, il se moquait pas mal des excuses puisqu’il ne voyait pas le mal à son geste mais puisqu’elle lui certifiait que ça ne se faisait pas, elle devait avoir probablement raison. Glissant ses mains dans les poches de son jean, Aidan la dévisagea un moment avant de hausser les épaules et d’ajouter : « Vous êtes bien jolie en tout cas, pour un décor s’entend. Il y en a d’autres des comme vous ? Enfin, des moins folles j’espère. Ou alors, vous êtes venu en car ? Je peux chercher les petits hommes en blanc que j’ai croisé tout à l’heure, si vous voulez… » Il n’était pas certain qu’elle apprécierait cette remarque là non plus. Mais à vrai dire, il se voyait difficilement faire autre chose. « Vous devriez arrêter de dire 'cul'. C’est très vulgaire. » se plut-il à renchérir d’un ton condescendant, souriant de plus belle.
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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Mer 29 Fév 2012 - 20:55


Neve se sentait de plus en plus mal face au regard de l'inconnu. Il l'a détaillait comme s'il était en train de l'imaginer dans des positions douteuses, et elle trouvait ça terriblement gênant et surtout : humiliant. Elle n'était pas une chose et encore moins un décor que l'on pouvait observer de la sorte. C'était une personne à part entière et elle avait droit à un peu de respect ! Qu'il soit goujat était déjà une chose qui l'horripilait, mais si en plus il était une espèce de pervers assoiffé de femmes, alors là non, ça n'allait pas le faire du tout. Du tout du tout ! Mais lui, restait parfaitement calme. Comme si son attitude était normale, banale, que tout allait bien et que limite, c'était elle la dégénérée. Et une telle attitude la rendait encore plus folle. Surtout que les coups qu'elle lui portait ne semblaient pas lui nuire plus que ça. Il n'avait même pas reculé d'un pas ! Grrrr ! « Tu voudrais pas redescendre sur terre, redoutable guerrière ? Hellooooooo Mars, ici la Terre. » Quoi ? C'était à elle de redescendre sur terre ? Non, c'était à LUI ! A lui parce que c'était lui qui avait un comportement étrange et déviant, et non pas elle. D'accord, elle se prenait pour une guerrière, mais au vu du contexte et de son job, ça semblait parfaitement logique. Rien de perturbant à ça. Pour elle et les gens autour d'eux en tout cas. Neve afficha un petit air offusqué et en perdit même son latin. Il en profita pour enchainer : « Comment ça, ça se fait pas ? Si vous voulez pas qu’on touche à votre derrière mademoiselle, accrochez-y une pancarte ! Je sais pas, je peux pas le deviner, moi. » Les yeux de Neve s'arrondirent de surprise. Mais il se foutait de sa gueule en plus ? Comment osait-il ? La colère et l'agacement commençait à prendre place face à la gêne et la honte. Ce type allait trop loin et commençait à lui courir sur le haricot ! Fâchée, elle s'emporta légèrement : « Arrêtez de me prendre pour une idiote ! Si vous continuez, c'est ma main qui va terminer sur votre joue et vous n'aurez pas à vous plaindre puisque vous n'avez pas de pancarte "ne me giflez pas" sur la tronche ! » Non mais oh, il poussait trop loin celui-là. Neve était gentille comme tout, mais qu'on envahisse son espace de façon aussi mal-élevée et qu'on nie en bloc ensuite, ça non, ça ne passait pas. Et puis d'un coup, il lui éclata de rire au nez. Neve se redressa, froissée par son rire qu'elle qualifiait de moqueur. Autour d'eux, les gens commençaient à chuchoter, curieux et interloqués à la fois. Elle s'exclama : « Qu'est-ce qui vous fait rire grand dadais ?! » Il n'y avait absolument rien de drôle à tout ça. C'était TOUT, sauf drôle. Elle commençait à trépigner sur place, sentant sa patience atteindre doucement ses limites. « Je viens de vous imaginer entrain de vous fâcher et franchement, c’était pas beau à voir. Ça se passe comment, au juste ? » Neve vira rouge cramoisie. C'était une caméra cachée ou quoi ? C'était un test ? Une blague ? Non sérieux, qu'est-ce qu'il se passait-là ? Un peu déboussolée, elle ne trouva rien à redire, se mettant à bredouiller des choses incompréhensibles. Ses mains se resserrèrent autour de ses armes, trahissant son énervement croissant. Elle peinait à croire que tout ceci était réel à vrai dire. Et finalement, contre toute attente : « D'accord. Je suis désolé. » ... Hein ? Ne s'y attendant pas du tout, elle se sentit désarmée. Ses épaules retombèrent tout comme sa colère et elle le fixa longuement, silencieuse. Bon finalement, peut-être qu'il s'était sentit piégé et qu'il avait réagit de façon excessive sans le vouloir, c'était possible non ? Sûrement. Conciliante et absolument pas rancunière, Neve soupira et lâcha : « Bon, excuses acceptées. Mais attention, hein ! Ne recommencez pas. » Elle posa sur lui un regard sévère. Oh ça non, qu'il ne recommence pas. Néanmoins, elle était encore bien loin d'en avoir terminé avec lui. Malheureusement. Mains dans les poches, l'air détendu, il déclara alors : « Vous êtes bien jolie en tout cas, pour un décor s’entend. Il y en a d’autres des comme vous ? Enfin, des moins folles j’espère. Ou alors, vous êtes venu en car ? Je peux chercher les petits hommes en blanc que j’ai croisé tout à l’heure, si vous voulez… » Gghhh... !! Neve avala de travers en entendant ses paroles. IL RECOMMENÇAIT LE SALIGAUD ! A nouveau elle devint rouge et se mit à trembler de colère. Mais... mais, mais, mais ! Et là, comme un cheveux sur la soupe il déclara qu'elle ne devait plus dire "cul", parce que c'était vulgaire. Mais il s'était vu lui ?! Elle poussa un petit cri de rage, à bout de nerf. Elle lâcha ses armes au sol et se jeta littéralement sur lui. Elle avait bondit sur lui, ses jambes entourant sa taille avec fermeté et elle posa ses mains sur ses épaules, le secouant de toutes ses forces, telle une furie. Elle s'écria : « Arrêtez ça tout de suite ! C'est vous le malade ! Retirez ce que vous venez de dire, RETIREZ-LE ! » Autour d'eux, un grand cercle venait de se reformer, attirant plus de gens cette fois-ci. Neve ne semblait pas prête de le lâcher, continuant de le secouer tel un poirier. Sa main droite glissa alors dans ses bouclettes et elle se mit à tirer dessus en reprenant : « Je suis une guerrière et vous allez regretter vos paroles manant ! » Et voilà qu'elle remettait ça ! En tout cas, elle ne faisait pas semblant quand elle tirait... Mais il l'avait cherché, non ?


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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Mar 6 Mar 2012 - 18:29

La tournure des événements l’interpellait sans qu’il ne puisse y comprendre quoi que ce soit. Était-ce normal que cette fille s’excite pour si peu ? N’avait-elle donc aucun respect pour son pauvre corps et ses pauvres oreilles ? Aidan ne pouvait s’empêcher de la regarder avec indifférence, fixant ses prunelles sur elle sans la voir. Il cherchait bien plus loin que les apparences, bien plus loin que tout ce qu’elle pouvait lui montrer. Il ne voulait pas la vexer, ça n’avait jamais été dans ses intentions, mais il fallait avouer qu’il avait remarquablement bien tenu son rôle. Cette fille, qui se prenait pour une guerrière sans raison valable si ce n’est celle de posséder un accoutrement tout ce qu’il y a de plus attirant pour le regard, pensait qu’il se foutait d’elle alors qu’il n’en n’avait strictement rien à faire. Aidan était là pour faire son tour, pour découvrir les choses que pouvaient lui proposer Miami. Ce n’était pas de sa faute si les bonnes manières et le respect lui avait échappé avec les quelques années passées à Londres. « Arrêtez de me prendre pour une idiote ! Si vous continuez, c'est ma main qui va terminer sur votre joue et vous n'aurez pas à vous plaindre puisque vous n'avez pas de pancarte "ne me giflez pas" sur la tronche ! » Bien malgré lui, un soupir lui échappa. Cette histoire commençait doucement à le fatiguer. Il ne s’agissait pas là d’une bataille navale où il fallait tout prix coulé les navires de l’autre pour gagner la partie. Il n’y avait pas besoin de lui renvoyer la balle comme au ping-pong, il se serait contenté d’une totale ignorance. « Je ne vous prends pas pour une idiote. » finit-il par articuler avec simplicité. « Je vous prends pour une cruche qui monte sur ses grands chevaux pour pas grand-chose. Ça va, une main au derrière ce n’est pas non plus la fin du monde. Et puis sa prouve que vous êtes bien foutues. C’est un compliment. » Aidan avait une façon bien à lui de faire des compliments et tant pis si elle n’était pas fichue de le comprendre. Il n’allait certainement pas lui écrire un Alexandrin et lui composer une symphonie pour lui dire qu’elle était belle. Il avait été clair, peut-être légèrement impoli, mais là ce n’était pas sa faute. Il préférait s’avouer vaincu par son ignorance encore importante du monde qui l’entourait. « Vous pouvez toujours essayer de me gifler, mais c’est à vos risques et périls. » Là encore, le son trainant et las de sa voix ne reflétait qu’une indifférence méprisante. Non pas qu’il souhaitait véritablement l’agacé mais plutôt qu’il ne voyait plus comment ne pas y parvenir, à vrai dire. Cette fille semblait vraiment attaquée. Il eut cependant l’espoir que tout ce manège se stopperait une fois qu’il aurait fait ses excuses et ce fut d’ailleurs le cas… Pendant une dizaine de secondes. Aidan qui n’avait jamais eu la langue dans sa poche avait dit la phrase en trop, celle qui agace, irrite et frappe où il faut sans même le vouloir. Et son regard se fit beaucoup plus curieux lorsqu’il la vit de nouveau rougir. Non, vraiment, cette nana était bizarre. Il n’y avait pas de quoi s’énerver ! C’était une plaisanterie, une boutade, quelque chose que l’on est supposé prendre avec le sourire. Elle n’allait tout de même pas lui reprocher tout ce qu’il allait dire ou faire, si ? Et avant même qu’il n’ait compris ce qui lui arrivait, Aidan sentit un poids lourd s’abattre sur lui, lui encerclant les hanches et avant de dire ouf, il était secoué comme un prunier. Et après c’était lui le problème ! « Arrêtez ça tout de suite ! C'est vous le malade ! Retirez ce que vous venez de dire, RETIREZ-LE ! » Agité dans tous les sens, Aidan tâchait de garder son sang froid alors qu’il sentit une main empoigner ses cheveux. Son regard, toujours aussi impassible se posait sur la foule qui commençait peu à peu à se regrouper autours d’eux. « Je suis une guerrière et vous allez regretter vos paroles manant ! » C’est cela oui, fut la seule chose qu’il était capable de penser. Aidan avait toujours pris soin de ne pas se laisser déborder par des sentiments aussi néfaste que la colère ou l’agacement, mais cette fille atteignait des sommets et il n’était plus certain de pouvoir faire la part des choses pendant un long moment. Ses mains se posèrent sur les hanches de la jeune fille qu’il essaya de détacher de lui sans grand succès puisqu’elle était relativement bien collée à lui. Alors dépassé et sans réfléchir, il lui infligea une petite tape sur la joue. Une gifle contenue qui n’avait eu que pour effet de claquer sans vraiment faire mal. Il voulait la surprendre pas la tabasser. Et puis dans un geste absolument débile, il déposa ses lèvres rapidement sur les siennes avant de déclarer avec lassitude : « C’est bon, t’es calmée ? » Il n’avait pas eu de meilleure idée que de la faire taire de cette façon et avec agacement il rembarra la foule : « Retournez chez vous, pendant de voyeur. La petite demoiselle va descendre de son poney et tout va bien aller. Oust, du balai. » Une bonne partie des gens s’exécutèrent, interpellé par ce qu’ils venaient de voir, toujours en cherchant à comprendre ce qu’il venait de se passer sous leurs yeux. « Bon, toi, maintenant. Tu descends d’accord ? Et t’arrêtes de jouer à la conne, okay ? C’était une blague. Faut apprendre à te dérider. T’es une coincée du postérieur ? Quoi, personne est jamais passé par là ou quoi ?! » Que la question paraisse impolie ou non, il s’en contrefichait royalement. Il posa d’ailleurs ses mains sur ses fesses avec un nouveau sourire en coin. « Je vérifie. Pour la pancarte. » Avant de la repousser doucement pour qu’elle le lâche enfin.
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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Jeu 22 Mar 2012 - 11:29


« Je ne vous prends pas pour une idiote. » Mais oui, bien sûr ! Sceptique, Neve resta sur ses gardes, le dévisageant avec un léger agacement. Et puis elle, ce genre de situation ça la mettait mal à l'aise. Elle n'aimait pas quand les gens se disputaient, sa pesait trop lourd sur son petit cœur. Et puis elle finissait toujours par culpabiliser d'une façon ou d'une autre. « Je vous prends pour une cruche qui monte sur ses grands chevaux pour pas grand-chose. Ça va, une main au derrière ce n’est pas non plus la fin du monde. Et puis sa prouve que vous êtes bien foutue. C’est un compliment. » Elle planait totalement là. Ce mec avait un culot monstre et ça la déstabilisait. Elle n'était pas trop du genre "joute verbale" à toujours avoir le dernier mot. Mais plus du genre à s'enfuir en courant et en pleurant. Sauf que là, elle resta plantée sur place, ébahie par les paroles du jeune homme. Il croyait vraiment que lui mettre la main aux fesses lui ferait plaisir ? De quel monde venait-il ? Peut-être que ça faisait plaisir aux prostituées et aux nymphomanes, mais pas à elle. Elle, elle rêvait d'un homme romantique, doux et délicat, qui lui réciterait des poèmes et lui écrirait des chansons ! (oui, rien que ça). Mais certainement pas d'un garçon qui lui tripotait le derrière et la traitait de cruche. C'était méchant et sincèrement, elle était blessée. Confuse, elle bredouilla : « Non, je... je n'suis pas cruche. » Elle n'osa rien rajouter par rapport à sa main baladeuse, voyant bien qu'elle ne pourrait pas lui faire entendre raison. « Vous pouvez toujours essayer de me gifler, mais c’est à vos risques et périls. » La colère remonta brusquement en elle. Il la menaçait ? Alors ça non, très mauvaise idée. Neve avait beau être adorable et calmer les conflits, il y avait des limites à ne pas franchir. On lui avait toujours apprit à ne pas céder à la menace, sinon la personne nous tenait à vie. Ses poings se serrèrent, signe de son impatience. Il commençait à lui taper sur le système celui-là. Son travail était censé être une partie de plaisir, et non pas une prise de tête. Elle pourrait bien appeler la sécurité et demander à ce qu'il soit mit dehors, mais la guerrière préférait régler ça elle-même, toute seule comme une grande. Elle faillit se calmer lorsqu'il s'excusa, mais visiblement il ne savait pas se taire... Sa dernière phrase sonna comme celle de trop et Neve en avait assez. N'étant pas trop du genre à avoir de la répartie, et encore moins lorsqu'elle avait les nerfs en pelotes, elle opta pour autre chose : l'attaque physique. Un peu emportée par son rôle de guerrière aussi, elle se prit un peu trop au sérieux et bondit sur le jeune homme en se mettant à crier comme une forcenée. Le jeune homme tangua sous le poids et semblait ne rien comprendre à ce qui lui arrivait. Il fallait dire que ce n'était pas vraiment une situation ordinaire, que l'on côtoie quotidiennement. Un attroupement se fit à nouveau autour d'eux, vraiment nombreux. Certains se demandaient même si c'était un spectacle ou non. Il tenta de la repousser : sans succès. Neve s'accrochait à lui comme une véritable sangsue. Et la petite tape qu'il lui infligea sur la joue ne la calma pas pour autant, bien au contraire ! Elle se sentait plus féroce que jamais. Mais... D'un coup, sans qu'elle ne le voit venir, les lèvres du garçon se posèrent sur les siennes. L'effet fut immédiat. Neve s'immobilisa et ses mains se figèrent dans le vide. Qu'est-ce qu'il se passait ? Les yeux écarquillés, elle ne bougeait plus d'un pouce, stupéfaite. « C’est bon, t’es calmée ? » Ah bah là, pour être calmée elle l'était ! Son palpitant semblait s'être arrêté et elle avait le souffle coupé. Elle fixait Aidan avec ses grands yeux, presque effrayée. « Retournez chez vous, pendant de voyeur. La petite demoiselle va descendre de son poney et tout va bien aller. Oust, du balai. » Neve ne voyait même pas les gens autour d'eux. Elle ne faisait que fixer Aidan, il lui semblait que le temps était suspendu. Il n'avait pas osé faire ça tout de même ? Ce n'était pas possible, ce n'était pas le genre de chose qui se faisait ! C'était... c'était... Elle n'arrivait même plus à réfléchir, tout semblait être mit sur pause en elle. « Bon, toi, maintenant. Tu descends d’accord ? Et t’arrêtes de jouer à la conne, okay ? C’était une blague. Faut apprendre à te dérider. T’es une coincée du postérieur ? Quoi, personne est jamais passé par là ou quoi ?! » Elle cligna des yeux, semblant redescendre sur terre progressivement, réalisant ce qu'il venait de se passer. OH-MY-GOD. Il ne se doutait certainement pas qu'il était seulement le troisième garçon qu'elle embrassait dans sa vie. Et d'ailleurs, c'était la deuxième fois qu'on l'embrassait sans son accord ! Qu'es-ce que c'était que ces manières bon sang ? Ses lèvres n'étaient pas en libre service aux dernières nouvelles ! Pour ce qui était de son postérieur, il serait sûrement surprit de la réponse. Lorsqu'il lui pinça à nouveau les fesses, elle poussa un petit cri et descendit brusquement de son perchoir, reculant de plusieurs pas. Elle s'essuya la bouche du revers de la main (un réflex, allez comprendre..) et s'épousseta tout en remettant son costume en place. Nerveuse, ses mains tremblaient doucement et elle était rouge cramoisie. Le moins que l'on puisse dire, c'était que la colère avait totalement disparue. Elle réajusta sa perruque et releva les yeux vers Aidan. Elle recula de plusieurs pas, instaurant une distance de sécurité entre eux. Bafouillant, elle se décida enfin à parler : « Je suis désolée... Je voulais pas faire ça. » Et quand Neve disait qu'elle était désolée, elle l'était vraiment. Elle recula encore un peu, ses joues n'ayant visiblement pas envie de reprendre une couleur normale. « Ce n'est pas bien ce que vous avez fait vous savez... C'est mon corps, vous n'avez pas le droit de le toucher comme ça. Laissez-moi tranquille ! » Bouleversée, elle fit demi-tour et partie se réfugier derrière une pancarte. Elle se laissa tomber au sol et replia ses jambes contre sa poitrine. Ce baiser lui rappelait combien sa vie était pathétique et triste à mourir. Elle n'avait jamais connu l'amour, elle n'avait jamais fait l'amour. En comptant aujourd'hui elle n'avait embrassé que trois garçons dans toute sa vie, et seulement un de façon volontaire. Elle avait 25 ans bon sang ! Ce n'était pas une vie ça, pas une vie... Elle encercla ses jambes de ses bras et posa sa joue droite sur ses genoux en soupirant. Il était rare que sa situation ne la fasse souffrir, car elle l'oubliait généralement. Mais parfois, tout vous revenait en pleine face. Et ça faisait mal. Voilà pourquoi elle rêvait peut-être un peu trop du prince charmant, comme dans les dessins animés, comme dans les films... Parce que les rêves, il ne lui restait plus que ça au final.
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Message(#) Sujet: Re: What the hell ? Ϟ AIDAN Sam 24 Mar 2012 - 16:12

« Non, je... je n'suis pas cruche. » Peut-être pas, d’accord, se plut-il a penser intérieurement. En tout cas, elle n’avait pas non plus l’air d’un génie et d’une grande lumière. Se prendre pour une guerrière et jouer au ninja kid comme si le monde nous appartenait, ça ne démontre pas un très équilibre mentale, après tout. Mais il n’allait certainement pas la juger, lui qui ne connaissait rien sur rien et qui avait, aux yeux de tous, le comportement d’un détraqué social, un fous sortit de son asile. Et avec une légère extension des termes, c’était vrai. Il sortait de sa bonne vieille cambrousse où là-bas, voiture rimait avec tragédie mais surtout inconnue. Et avec un grand I. Donc, non, même si elle semblait légèrement dérangée et sinoque, il ne la jugerait pas. Tout ce qu’il disait n’était qu’une petite plaisanterie dite avec sérieux. Il ne savait pas qu’ici, les gens prenaient tout au premier degré dès lors que vous ne faisiez pas de votre visage un espace de smiley. Il n’allait pas vous faire un grand sourire ou se plier les sourcils en deux pour que l’on comprenne le réel fond de sa pensée et puisqu’il avait toujours été habitué à l’inexpressivité ou tout au plus, à un brave élan de moquerie, il ne ferait pas plus d’effort. Il s’était donc contenté de rétorquer par un haussement d’épaule significatif. Sois cruche si tu veux, mon enfant, c’est ta vie : pas la mienne. Et le tout aurait très bien pu se terminer là-dessus si seulement il n’y avait pas eu une sorte de dérapage d’un côté comme de l’autre. Aidan n’avait jamais été d’une grande subtilité et il avait autant de tact qu’un politicien à la verve insatiable. Autant dire que ces méthodes étaient douteuse et certain dirait même peu orthodoxe, mais qu’importe ? A partir du moment où il avait réussit ce qu’il avait entreprit (à savoir faire taire et calmer la guerrière volubile), il avait tout gagné. Certes, poser ses lèvres sur les siennes étaient insensées et probablement le genre de chose que les gens normaux ne font pas… Mais Aidan, habitué par un certain mode de vie que ces connaissances anglaises avaient gentiment modelé, ne voyait pas le mal à mettre une main au derrière et un bécot sur la bouche. En tout cas, il l’avait bien calmée, là. Elle redescendit de son perchoir et l’observa s’essuyer la bouche. Par réflexe il rétorqua : « Je n’ai pas la galle, vous savez… » Roulant légèrement des yeux, refusant d’accepter qu’un baiser de sa part pouvait être considéré comme dégoûtant au point de s’en essuyer les lèvres. « Je suis désolée... Je voulais pas faire ça. » À la bonne heure, pensa-t-il, en esquissant un léger sourire triomphant et haussant des sourcils d’un air pervers. « Ce n'est pas bien ce que vous avez fait vous savez... C'est mon corps, vous n'avez pas le droit de le toucher comme ça. Laissez-moi tranquille ! » Aaaaah, d’accord, c’était donc ça ? Oh ben, il fallait lui expliquer dès le début, ça aurait été plus simple. Mais alors qu’il s’apprêtait à s’excuser, affirmant platement qu’il n’avait pas voulu l’ennuyer mais qu’il ignorait tout bonnement les manières acceptées ou non, il la vit faire demi tour et se planquer derrière une pancarte. Penaud, le jeune homme cligna des yeux et resta immobile face au vide, incapable de savoir ce qu’il était supposé faire. D’un côté, elle lui avait demandé de lui foutre la paix. Mais de l’autre, c’était de sa faute si elle avait l’air si bouleversé et bien qu’il joue souvent les grands durs prétendument allergique aux sentiments, il avait un cœur et cela le chagrinait de voir le résultat malheureux d’un énorme quiproquo. Soupirant lourdement, il se dirigeait vers l’endroit où se trouvait la demoiselle et vint se planter devant elle. Il se mordit la lèvre inférieure en constatant la position de replis qu’elle avait employés et pensa qu’il avait commis une chose bien plus irréparable qu’il ne l’avait pensé. Il se mit maladroitement accroupis et vint caresser avec douceur la joue de la jeune femme. « Je suis désolé, il ne faut pas le prendre comme ça… Je suis un peu bête, tu sais, je… Je viens un peu de nulle part. Le trou du cul du monde, comme dirait certain, alors j’ai pas toujours les bonnes attitudes. Je ne voulais pas te blesser. Vraiment. Je suis désolée. » Il espérait vraiment que son petit speech la rassurerait et qu’elle ne lui demanderait pas encore de dégager. Il eut un grand sourire et lui tendit la main d’un air grave. « On ne s’est pas présenté. Aidan Truelove, imbécile congénital. Et toi ? » Il espérait que cela suffirait, mais peut-être que c’était un peu trop demandé que d’effacer les minutes qu’ils venaient d’échanger. À vrai dire, il avait beau se creuser la tête, il ne parvenait pas à s’imaginer ce qui se passait dans la tête dans la jeune femme. « Comment est-ce que je pourrais me faire pardonner ? Je te paierai bien un café mais… J’ai pas de fric, j’ai pas de job. Donc euh, me demande pas une bague en or ou un truc comme ça, hein. » Il se remit debout, sentant ses jambes s’engourdir et ses genoux craquer, et lui tendit la main pour l’aider à se redresser à son tour.
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What the hell ? Ϟ AIDAN

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