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 everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis

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Message(#) Sujet: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mar 14 Fév 2012 - 21:30

Participer à un tel événement permettait à Galea de s’immiscer au quartier, d’en faire partie de manière plus officielle. Elle cherchait un moyen plus concret que de distribuer des gâteaux à ses voisins –d’autant plus qu’elle se trouvait être une piètre cuisinière, et ça lui était tombé sous le nez. Telle une merdouille de pigeon : soudainement, apportant de temps en temps de bonnes nouvelles. De plus, cette histoire de vente aux enchères lui permettait deux coups en un. Non seulement elle pourrait faire connaissance avec d’autres personnes, mais elle allait prendre un malin plaisir à embêter son charmant et très cher colocataire et ami : j’ai nommé Ellis Mitchell. Car oui, elle était certaine de tomber sur lui. Bien qu’elle doutait fortement qu’une autre personne souhaite faire de cet immonde personnage son dessert pour la Saint-Valentin, elle avait en poche une somme très importante qu’elle était prête à sacrifier, car elle avait bien horreur de voir quelque chose lui passer sous le nez. Ainsi, elle était certaine de son coup. C’est seulement en arrivant près du restaurant que Galea sentit son pouls s’accélérer. La raison était toute trouvée : elle allait passer un Saint-Valentin de plus sans Feivel et, dans un sens, ça la perturbait énormément. Mais elle pris son courage à deux mains, car il ne lui restait plus que ça, et faire faux bon à Ellis n’aurait pas été si courtois que cela –tant bien même qu’il lui avait fait tant de coups-bas qu’elle aurait pu le laisser seule la soirée de Saint-Valentin une bonne vingtaine de fois. Mais où aurait-elle pu aller, en cette soirée si joyeuse pour certain, qui aurait été si déprimante pour elle ? C’est d’un pas décidé qu’elle entra dans ce lieu spécialement décoré pour l’occasion. Dans sa robe rouge sur laquelle disposaient de fausses roses (ou du moins une partie étaient fausses), elle chercha du regard Ellis et ce ne fut pas forcément un tâche éprouvante à faire : le plus dégradé et rebutant de tous, c’était bien lui. Elle s’installa sur une chaise et attendit sagement son tour, prête à soulever sa pancarte et à terrasser ses ennemis.
Finalement, ce ne fut pas très compliqué d’avoir ce qu’elle souhaitait. Elle n’avait eu à hocher de la tête qu’à deux reprises. Mais elle n’était pas surprise et se plaisait à constater qu’elle n’était pas la seule à avoir des effets négatifs sur son esprit et son physique dès lors qu’elle se rapprochait un peu trop près de cet énergumène. Ravie, elle s’autorisa tout de même une pause. Dehors, dans un parfait courant d’air, elle prenait plaisir à sentir le vent plaquer ses bouclés en arrière. Elle sortit une cigarette de son sac à main et l’alluma au plus vite qu’elle put. Mais, alors qu’elle se forçait à se détendre, une main se glissa dans son dos provoquant une réaction chimique désagréable. Alors, elle n’eut pas besoin de se retourner, elle connaissait maintenant les réactions de son corps surtout face à ce genre de personne. Ça ne pouvait être que lui, encore et toujours le même, celui pour lequel elle venait de claquer 2400$, si seulement il en coutait la moitié.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 15 Fév 2012 - 10:31

love is being stupid together.
Il ne savait pas pour quelle idée stupide il avait fait don de son corps à la gent féminine. Ellis n’aimait pas les animaux, sauf ses fourmis mais il doutait fort que quelqu’un essaye de leur piquer leur fourrure un jour ou qu’un imbécile, quel qu’il soit, décide de venir les chercher au fin fond de leur habitat naturel pour les exploiter ou les faire cuire en petite saucisse. Non, rien ne justifiait sa présence à cette vente aux enchères, si ce n’est peut-être pour s’amuser un peu. Il s’était figuré la scène mentalement et il s’imaginait déjà sur une estrade, le torse luisant, chauffé par un spot. Mais bien sûr, la réalité était tout autre et finalement, cela lui convenait très bien. Son égo surdimensionné priait pour ne pas se voir humilié publiquement. Il espérait que les femmes seraient généreuses pour lui. Bon, d’accord, il était jeune et n’avait pas plus d’intérêt qu’un adolescent pré-pubère mal dans sa peau, mais sous son t-shirt il était relativement bien bâti et son quotient intellectuel lui permettrait d’aborder des sujets de conversation beaucoup plus distingué que certains autres hommes plus âgés qui piétinait à ses côtés. Un large sourire triomphant glissa sur ses lèvres à la première enchère, ça commençait fort. Mais ça retomberait vite, sans nul doute. Et il ne s’était pas trompé. Il fut remporté pour 2 400$. C’était une coquette somme, certes, mais bon… Il n’était pas la meilleure recette pour PETA. Tant pis, rien à foutre de PETA et des animaux. Surtout qu’il avait finalement tout gagné avec cette vente aux enchères. Il ne pensait qu’Ellie ferait le déplacement pour l’acheter mais visiblement, si et elle y avait mis le prix. Comme ne pas sourire avec suffisance alors que la seule fille qui le traitait comme un moins que rien venait de dépenser son argent de poche du mois (façon de parler, évidemment) pour l’acheter ? Non pas que l’idée de passer la Saint-Valentin avec elle le réjouissait vraiment. Il s’attendait à devoir encaisser des remarques à répétitions et une attitude revêche tout le long de la soirée, mais c’était cela qui l’amusait. Mais comme Ellie ne faisait jamais rien comme tout le monde, elle n’avait pas vu l’intérêt de venir jusqu’à lui une fois qu’elle avait payé son dû. Et c’est dehors qu’il la retrouva, toujours aussi belle, malheureusement pour lui. Il voyait les volutes de fumées l’entourée et ce fut avec amusement qu’il laissa glisser sa main dans le bas de son dos. Cherchant sans doute à provoquer une réaction chez la demoiselle. Sans gêne aucune, il récupéra la cigarette de la jeune femme de sa main libre et vint la glisser entre ses lèvres. Inhalant la fumée avec plaisir, il la laissa s’échapper alors qu’il prononçait sournoisement : « Bah alors Ellie, tu ne peux plus te passer de moi ? » Ellis lui offrit se sourire suffisant qu’il arborait toujours lorsqu’il était persuadé d’avoir raison. Et sans vraiment s’en formaliser, il laissa sa main glisser sur le galbe des fesses de la jeune femme, les frappant ensuite légèrement du plat de la main. Il approcha ses lèvres de son oreille et susurra dans un souffle. « Qu’est-ce qu’elle est moche ta robe, t’aurais pu faire un effort. » Il mordilla le lobe de son oreille, sauvageons, avant de s’écarter fier de lui. Il porta à nouveau la clope à ses lèvres pour en tirer une nouvelle bouffée avant de la jeter au sol et glisser ses mains dans les poches. « Qu’est-ce que t’as prévu pour moi ? Je suis censé être ton toy boy pour la soirée ? » Il haussa alors vicieusement des sourcils, se mordillant la lèvre inférieure.


Dernière édition par Ellis Mitchell le Ven 17 Fév 2012 - 22:57, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 15 Fév 2012 - 18:19

Ce geste qu’il eut laissa la jeune Burgess de marbre. Elle le laissa se rapprocher d’elle, tellement près qu’il passa sa main droite sur les fesses de Galea et elle ne fit rien. Elle se contenta de le regarder puis de ramener la cigarette vers sa bouche. Et, lorsqu’il posa sa question rhétorique, Galea sentit son cœur s’accélérer, car la réalité était bien triste. Elle lui offrit un délicieux sourire qui répondait clairement à sa question. Et alors qu’elle allait prendre la parole, elle sentit l’écart entre leur deux corps se réduire, toujours un plus, pour enfin se retrouver collée contre ce gars qui la repoussait délicieusement. « Qu’est-ce qu’elle est moche ta robe, t’aurais pu faire un effort. » Son visage ne changea pas d’un pouce, elle le laissait penser par lui-même car n’était-ce pas lui fameux QI d’Einstein ? « Qu’est-ce que t’as prévu pour moi ? Je suis censé être ton toy boy pour la soirée ? » Il se montrait tellement impatient qu’elle se voyait le laisser poiroter durant une bonne heure. Il attrapa la cigarette et elle le regarda la jeter au sol et l’écraser. Elle fouilla dans son sac et en alluma une autre, sans prononcer un mot. Après quelques bonnes minutes, elle se tourna vers lui et lui dit, un sourire aux lèvres : « T’en veux ? ». Elle lui tendait la cigarette, mais n’attendit pas sa réponse et se retourna, retombant dans ses pensées lointaines. Puis, voyant son voisin s’agiter, elle prit la parole. « Tu ne vas pas être mon toy boy Ellis, ça te ferait bien trop plaisir. » Elle roula des yeux. C’était évident qu’il ne recherchait qu’à la mettre dans son lit et, pensait-elle, qui ne l’aurait pas souhaité ? Cependant, un sourire se dessina derechef sur ses lèvres mais de manière non voulu cette fois-ci. Elle se tourna complètement vers Ellis et caressa sa robe très expressivement. « Tu ferais mieux de traiter ma robe avec un peu plus de respect, car je suis celle qui décidera de l’état de ton Marcel à la fin de la soirée. » Un sourire vainqueur apparut sur ses lèvres colorées de rose pastelle. « Je l’ai mise pour toi, je pensais qu’elle te plairait. Le but est que tu retrouves les vraies roses parmi les fausses et ensuite… » Elle posa son ongle lui aussi coloré sur le visage d’Ellis, le descendit doucement vers son torse, mais elle s’arrêta un peu avant son Marcel et se retourna brusquement. « Mais si tu ne veux pas, peu importe. » Elle hocha les épaules et mis ses cheveux en arrière découvrant une partie de sa peau nue. Galea caressait son cou et ses épaules puis murmura : « Je ne sais pas s’il y a une chance que tu changes d’avis, mais je n’ai rien en dessous ma robe. » Elle lui fit un clin d’œil puis tapota sur le beau jean délavé d'Ellis. « Doucement petit Marcel, je n'ai pas encore décidé de ton sort. » Alors, elle mordit à son tour sa lèvre inférieure.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 15 Fév 2012 - 20:13

Il perdait son temps avec cette fille. Parce que tout ce qu’il avait beau dire ou faire n’avait jamais l’effet escompté. Elle prenait un malin plaisir à le faire marcher et lui, il courait. Son QI imposant ne marchait pas à tous les coups, visiblement. Pas avec elle, en tout cas. Et malgré son air indifférent et son manque de réaction totale aux gestes qu’il pouvait avoir, Ellis était persuadé qu’Ellie en pinçait pour lui. Ou du moins, qu’il ne la laissait pas totalement indifférente. De son côté, elle était persuadé qu’il voulait coucher avec elle. Elle n’avait pas tort non plus. Il fallait avouer qu’avec les filles, ça n’avait jamais été trop ça et Ellie était la seule qui en valait la peine car la seule qui lui accorda son attention. Même si ce n’était pas pour lui faire des papouilles, bien sûr. Les mains dans les poches, il la regarda distraitement sortir une nouvelle cigarette et l’allumer. Le silence qui s’était installé l’agaça, le poussant à soupirer avec ostentation. Elle n’avait pas mis le prix pour fumer à ses côtés, quand même ? Ce soupir eut au moins pour mérite d’attirer l’attention de la jeune fille, mais l’intérêt de sa question lui sembla si pâle qu’il se contenta de lever les yeux au ciel, agacé. Il n’allait pas passer des heures à jouer à ce petit jeu. Le silence l’agaçait et elle le savait très bien. « Être un pantin entre tes mains ? OH OUI, j’en ai rêvé pendant des heures ! » Minauda-t-il en papillonnant des paupières. S’il était partant pour ce genre de petit jeu, il n’allait pas lui laisser le loisir d’en être certaine. Et puis de toute façon, il ne s’était pas spécialement attendu à ce qu’elle ait prévu quelque chose de spécial. D’ailleurs, la voir caresser sa robe avec autant d’application l’agaça légèrement, le faisant sourire de biais, sarcastique. Si elle voulait prendre son pied toute seule, elle n’avait qu’à le dire, il se serait contenter de regarder. Et il n’allait pas traiter sa robe avec plus de respect sous prétexte que… Marcel ? Son Marcel ? Non… Elle n’avait pas osé faire ça. Et pourtant, son grand sourire vainqueur acheva de le convaincre. Cette fille était le diable en personne. En deux mots ; elle l’avait émasculé. Et pourtant, le petit sous-entendu qu’elle laissa échapper l’intrigua au point que son regard brûlant glissa sur son corps avec envie. Cherchant le vrai du faux, rêvant simplement d’arracher le tout. Et son doigt qui parcourait sa joue, son torse et s’approchait inévitablement de ce qu’elle avait nommé Marcel… Comme s’il allait pouvoir lui dire non ! Comme si son regard aventureux n’allait pas se poser sur sa peau dénudé, lui donnant des idées toutes plus vicieuses les unes que les autres. « T’as oublié ta petite culotte ? Elles étaient sales ? » demanda-t-il faussement naïf et intéressé. Si elle cherchait à le rendre légèrement fou, elle savait très bien s’y prendre avec lui. Se léger tapotement sur sa cuisse et cette remarquer déplacée n’eurent que pour effet de le faire sourire avec supériorité. « Marcel te saluerait bien mais il faudrait d’abord le titiller, si tu vois ce que je veux dire. » Et il s’approcha d’un pas, plantant son regard dans le sien, une vague lueur envieuse dans les prunelles. « Pour trouver, j’ai le droit de toucher ? » Et sans même attendre la réponse il laissa ses doigts glisser le long du cou de la jeune fille avec douceur, courant jusqu’à son décolleté qu’il dévisageait en fronçant les sourcils. « On dirait que Bob et Bobette on froid. Tu veux que je te réchauffe ? J’ai de grandes mains… » Il joignit les gestes à la parole et sans même se soucier dans son avis, encercla de ses doigts la poitrine de la jeune fille. L’une des fleurs qu’il toucha au passage lui sembla beaucoup plus naturelle que le reste et il s’approcha avec malice, décrochant avec ses dents un pétale. Le capturant entre ses doigts il l’agita sous le nez de la jeune fille. « Donc, si je gagne, Marcel aurait droit à un tour de manège gratuit, on est d’accord ? » Il aurait pu être beaucoup moins pervers si elle ne l’avait pas allumé avec autant d’aisance.


Dernière édition par Ellis Mitchell le Ven 17 Fév 2012 - 22:58, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 15 Fév 2012 - 22:13

Ce sentiment lui collait à la peau, tout comme celui qui le lui faisait ressentir en soit. Ce petit, qui se disait plus intelligent que la moyenne, avait parfaitement réussit à comprendre que Galea prenait plaisir à faire l’inverse des autres ou plutôt, qu’elle était l’inverse des personnes dites ‘normales’ et cela naturellement. Pour susciter son intérêt, il fallait tout d’abord qu’elle le remarque et Ellis avait tapé dans le mille car comment ne pas l’apercevoir derrière la porte de la salle de bain alors qu’elle vient de terminer de prendre sa douche ? Ensuite, contrairement à certaines filles, elle aimait sentir le désir venant du garçon. Elle aimait le faire ramper, ramer et finalement refuser ses avances non pas qu’elle n’ait pas envie de lui, mais tout simplement parce qu’elle prenait plus de plaisir à ‘y songer’ plutôt qu’être dans l’action même. Du moins ce fut le cas pour la plupart des mecs qu’elle avait connu sauf avec Feivel, mais ça restait encore compliqué car il s’agissait là d’une histoire d’amour. « Le problème ne vient pas de là Ellis. Mes sous-vêtements disparaissent comme des petits pains, je pense qu’une personne qui m’est proche doit me les piquer et oublie de les remettre à leur place une fois reniflées dans tous les sens. » Elle s’amusa à dire cela en se penchant légèrement vers Ellis, mais sans prendre la peine de se tourner vers lui. Enfin, elle avait l’occasion de parler de ces culottes qui disparaissaient si mystérieusement et, même si elle pouvait encore se permettre d’acheter ses sous-vêtements, elle voyait son budget ‘très petites culottes’ augmenter au fur et à mesure. Et, comme c’était étrange, ses culottes étaient kidnappées depuis qu’elle était en colocation avec Ellis. Enfin, elle disait ça elle ne disait rien en même temps hein ! Galea voyait la discussion changer de registre et, bien que ça l’amusait grandement dans un sens, dans un autre elle craignait de se sentir prise au piège. Et c’est bien cette sensation qu’elle ressentie après avoir répondue à Ellis par un sourire et un hochement de la tête, lorsqu’il se plaça en face d’elle. L’affirmation sur Bob et Bobette lui fit baisser le regard vers sa poitrine et ne vit pas venir ce qui aller suivre. Ellis plaça ses mains sur ses seins et paraissait y prendre plaisir. Galea, quant à elle, congelée sur place se voyait choquée par un tel comportement. Certes, ce n’était pas une sainte ni touche mais aucun gars n’avait osé être aussi direct qu’Ellis et… elle adorait ça. Elle sentit ses joues virer au vert tant elle était désemparée et ses cheveux se dresser quand il attrapa un pétale avec ses dents. Alors qu’il s’amusa à la bouger sous le nez de Galea qui tentait de paraître plus relaxée, quelques couples passèrent près du restaurant et se tournèrent vers les deux jeunes gens. Elle eut soudainement envie de se rapprocher d’eux et de leur dire que cet homme si peu glamour qui mordillait le pétale de rose comme s’il s’agissait de son téton n’était pas son Valentin mais plutôt un ‘gain’ qu’elle avait malencontreusement remporté. Mais elle oublia cette idée car ils penseraient qu’elle n’est pas très saine et ça aurait permis à Ellis d’en rajouter une couche. Quelque peu remise de ses émotions, elle ramena une nouvelle fois sa cigarette à la bouche et souffla l’ensemble du reste de la fumée dans le visage d’Ellis, de telle sorte à lui donner du courage pour ce qu’elle allait dire ensuite. « Tout dépend ce que tu appelles un tour de manège, mais il n’y aura pas d’histoire de chevaux. Personne ne monte sur personne, personne ne culbute personne. » Elle se rapprocha dangereusement d’Ellis à tel point qu’elle en frissonna et elle comprit sur le visage d’Ellis qu’il l’avait remarqué, puis murmura : « Nous ferons ça sauvagement. » Elle posa un baiser sur la joue gauche de l’être immonde, posa sa main droite sur les fesses rebondis de l’homme qu’elle ramena vers elle de telle sorte qu’elle sentait son Marcel sur sa Brigitte, puis dit : « Par contre, ne touche plus jamais à Bob et Bobette comme tu viens de le faire. Ils n’aiment pas les surprises et n’hésiteraient pas à en parler à Jean-Marc mon pied si tu recommençais, capich ? » Alors elle posa un deuxième baiser cette fois-ci sur la joue droite d’Ellis puis resta contre lui, elle n’avait guère envie de se décoller.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Jeu 16 Fév 2012 - 17:43

Finalement, cette histoire de vente aux enchères lui plaisait bien. Ellie lui semblait beaucoup plus réceptive que d’habitude. Peut-être parce qu’elle ne voulait pas dépenser son argent à rien ? Ou peut-être qu’elle avait finalement compris qu’il était inutile de lui résister. Ellis était loin d’être du genre à accepter d’être un joli pantin entre les doigts d’une demoiselle orgueilleuse, mais pour elle : il ferait un effort. Et si on lui demanderait pourquoi, il ignorerait la question. Il n’allait certainement pas avouer qu’elle lui plaisait plus que de raison et qu’il n’y avait pas que son joli derrière qui lui avait tapé dans l’œil. Ellie était de ces filles qui ne s’intéressent qu’aux beaux apollons riches et bâti comme des dieux, tout ce qu’il n’était pas en somme. La seule chose qu’il possédait pour faire un minimum d’effet sur quelqu’un comme elle était son franc parlé et la manie qu’il avait de répondre du tac au tac à tout ce qu’on lui disait. Il n’y avait qu’à voir leur cohabitation pour comprendre qu’il n’avait rien en commun. Tout ce qu’il faisait méritait des remarques auxquels il ne répondait pas, ses fourmis avaient eu droit à quelques blagues de mauvais goûts et ses inventions avaient toutes, pour la plupart, fini en morceau. Non pas qu’il ait eu besoin d’elle pour ça, mais elle semblait mettre un point d’honneur à l’aider. Et puis, il y avait cette histoire de culotte. Ellis ne put retenir son rire amusé alors qu’il secouait légèrement la tête. Il n’était peut-être pas totalement innocent dans la perte des culottes de la demoiselle mais il n’était certainement pas celui qui les reniflait. « Bah, désolé, les gosses du lycée tenait absolument à se préparer psychologiquement à ce qu’il devrait affronter le jour de leur bal à la con, là… je voulais les aider. Et puis, si tu veux, je te donnerai une partie de ce que ça m’a rapporté. » Il fouilla dans la poche dans son jean et d’un air triomphant en sorti deux chewing-gum, tout ce qui lui restait de ces fabuleuses ventes. « Ah ah ! Tiens, c’est ta part. » Il lui en glissa un dans les mains et déballa l’autre qu’il engouffra dans sa bouche avant de faire une boulette avec l’emballage et de l’envoyer au loin. Mâchouillant comme une vache qui rumine, Ellis regardait son heureuse propriétaire avec un grand sourire. Il remarqua à peine les couples passé et les regards lancés bien trop accaparé par cette robe qui trouvait enfin de l’intérêt à ses yeux. Il ne savait pas d’où lui venait une idée pareille mais c’était excitant à souhait, au point que son cœur en tambourinait contre sa poitrine avec impatience. Il fit mine d’ignorer la fumée qu’elle lui cracha au visage alors qu’il suffoquait intérieurement. Si elle voulait le tuer avant de passer aux choses sérieuses, elle était sur la bonne voie en tout cas. Et avec sa classe légendaire, le jeune Mitch propulsa son bout de chewing-gum au loin et vient souffler son haleine mentholée au visage de Galea. Personne ne monte personne. Personne ne culbute personne. Dommage. Mais en s’approchant, elle ne pouvait s’empêcher de frissonner et il n’était pas dupe, souriant effrontément devant sa victoire imminente, il en était persuadé. Sauvagement. Très bien, ça lui allait complètement ! Un petit tour de Rodéo, et Olé, Marcel deviendrait un vrai torero. Mais ce n’était pas avec un baiser sur la joue qu’il risquait de se mettre à tourner comme un soleil. Ni même une main sur les fesses. Bien qu’il fallait avouer que cette caresse minime suffirait presque au pauvre Ellis. Bien trop allumé par cette demoiselle, peut-être parce qu’il sentait la proximité entre leurs bassins respectifs et que ça lui donnait quelques chaleurs. « Je touche ce que je veux et quand je veux, princesse. C’est dans les Droits de l’homme, la liberté d’expression. Je m’exprime là. » Il rapprocha davantage son bassin au sien alors qu’il vint glisser quelques baisers dans son cou et que sa main se posait sur ses reins. « Tu veux faire ça sauvagement… C'est-à-dire ? Parce que je ne suis pas encore prêt pour que tu me sortes ton fouet et tout ce que tu as planqué dans tes tiroirs. D’ailleurs, faudrait que tu me dises si tu as déjà tout utilisé… » Et bien que son corps était intolérablement collé au sien, il s’écarta vivement d’elle et la dévisagea un moment. « Enfin, avant qu’on y aille… Faudrait que tu me fasses une promesse. » Un large sourire vint étirer ses lèvres, alors que dans sa geste et sans même se soucier qu’il était au beau milieu de la rue à la vue de tous, il déboutonna le premier bouton de son jean. « Ne tombe pas amoureuse de moi, Ellie. » Ravi de lui, et suffisant comme à chaque fois, il lui tendit la main pour qu’elle vienne y glisser ses doigts.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Dim 19 Fév 2012 - 21:37

L’idée qu’Ellis puisse prendre plaisir à jouer avec ses petites culottes n’était pas un supplice, probablement parce qu’elle avait d’ores et déjà passé cette scène une bonne vingtaine de fois dans son esprit et qu’elle n’avait au aucune réaction négative face à cette image. Au contraire, elle s’était même prise en flagrant délit une fois, lorsqu’elle oublia intentionnellement le boxer de Feivel dans la salle de bain. Le rendre jaloux était définitivement la raison, mais elle préférait se dire qu’il s’agissait là d’un jeu, aussi stupide soit-il. Par contre, s’imaginer des lycéens passer leurs doigts répugnants sur ses dessous si fins la terrorisait, et elle se vit accueillir la nouvelle d’une manière assez neutre, alors qu’elle bouillait à l’intérieure d’elle-même. Sa température augmenta encore un peu plus, quand Ellis lui tendit un chewing- gum qu’elle balança d’un geste précis dans une poubelle située non loin du lieu où ils se trouvaient. S’il pensait que Galea se suffisait à mastiquer des chewing-gum si peu coûteux mais si cher pour leur goût, il se mettait un doigt dans l’œil et un autre part. Ce rapprochement si soudain mais si délicieux et répugnant entre Ellis et Galea donna à cette dernière un coup de chaleur aussi flagrant que celui de son colocataire et elle se permit d’envoyer valser l’une de ses mèches non relevée dans son chignon vers l’arrière. Epuisée par la tonne de conneries qu’il avait réussi à sortir en à peine quelques minutes, Galea se sentait perdre le pied et s’imaginait déjà dans les bras réconfortants d’Ellis. L’idée de s’y réveiller la fit tressaillir, car elle savait pertinemment qu’elle en mourait d’envie, mais qu’elle ne le pouvait pas, quelque chose le lui empêchait. Peut-être s’agissait-il de l’écart considérable entre le mode de vie d’Ellis et le sien, qui la poussait à être aussi méfiante ? Peut-être était-ce comme cela qu’elle était, car en deux relations elle ne s’était pas posé la question à plusieurs reprises ? Peut-être était-ce les restes de sa relation avec Feiv ? C’était encore trop tôt pour trouver une réponse à ces questions, elle n’était pas prête. Galea sourit un moment, repensant à ce qu’il avait bien pu voir dans ses tiroirs. Rien que le fait qu’il ait pu fouiller dans ses affaires lui laissait penser un nombre indéfinissable de choses, car elle lui avait tendu un certain nombre de pièges, si jamais il succombait à l’envie de fouiller dans ses affaires. Mais des accessoires ? Elle ne se souvenait plus exactement ce qu’elle possédait dans ses tiroirs, mais de tels accessoires ne figuraient absolument pas dans ses affaires. Il se plaisait donc à imaginer de telles choses ? Galea fixa son sourire, lui fit un clin d’œil pour lui assurer qu’elle lui répondrait plus tard, le laissant sur sa faim. Puis elle l’accompagna dans son geste de recul, car ce n’était pas plus mal après tout. Toujours le sourire aux lèvres, celui-ci s’effaça dès qu’Ellis eut prononcé cette phrase en trop. Le cœur de la jeune Burgess se mit à battre la chamade, ce qui l’effraya et la mit en rogne car il s’agissait du même battement de cœur que ceux destinés pour Feivel autrefois. Elle se recula, son sourire à présent éteint, puis d’un geste rapide posa sa délicate main sur le visage rugueux d’Ellis. « Vas te faire foutre. » dit-elle d’un ton brute, celui qui donnait clairement la couleur de ses sentiments, soit de la haine et de la douleur pure et dure. Car oui, cette claque traduisait un mal intérieur, quelque chose de profond qu’elle tentait de cacher. Quelque chose de lourd, de vicieux. Elle voulut prendre les jambes à son cou, fuir et aller se promener le long de la plage comme elle l’avait si bien pensé au début de cette soirée. Elle tourna les talons, laissant apparaître dans son regard insistant dans ceux d’Ellis une blessure profonde. Elle espérait qu’il avait compris, qu’il n’en rajouterait pas une couche, mais sans quoi, tant pis. Elle fit quelque pas, releva sa robe qui laissait entrevoir de somptueux dessous puis se posa sur le trottoir. « T’es qu’un con. » dit-elle assez fort, pour qu’Ellis l’entende. Elle demanda du feu à une personne qui passait par là, puis porta son énième cigarette à la bouche, le cœur alourdit par les paroles d’Ellis qui, peut-être, ne viendrait jamais la rejoindre en ce soir de Saint-Valentin.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Lun 20 Fév 2012 - 16:05

Jouer au plus malin, au plus fort, était quelque chose qu’il adorait. Parce qu’il avait la sensation toute puissante de maitriser la situation et que quoi qu’on lui dise, il saurait quoi répondre. Il avait toujours des tas de mots à la bouche, ceux qui tombe juste et parfois, horripile ou agace. Il avait cette manie de ramener tout à lui, comme si le monde tournait autour de son joli nombril. C’était cette suffisance même qui le rendait différent des autres. La plupart du temps, ce n’était qu’un jeu, il donnait l’illusion de l’être. Mais lui-même c’était perdu à trop jouer. Il était devenu ce qu’elle avait longtemps inventé, et cela ne lui posait finalement aucun problème. Enfant, il avait toujours été renfermé et il avait passé son temps à jouer seul. Aujourd’hui, il savait quoi faire pour être remarquer et même si c’était pour les mauvaises raisons, il avait du public. N’était-ce pas ce qu’il avait toujours désiré ? Il lui semblait que si, pourtant, face à Galea il avait toujours l’impression de manquer de quelque chose. Et s’il se plaisait à nier l’évidence, il savait que c’était elle qui lui manquait. Elle était là, à porté de main, et pourtant si loin. Il avait toujours le sentiment désagréable qu’elle faisait tout pour le rendre fou alors qu’elle ne voulait rien de lui. Mais que cherchait-elle au juste ? Était la question qu’il se posait chaque soir en s’endormant. Parce qu’il le savait, il y avait plus que de l’indifférence ou du dégoût derrière leur sourire respectif. La gifle qu’elle porta à sa joue en était un signe très net. Ainsi que le ton brut avec lequel elle l’envoya balader. Aller se faire foutre n’était pas dans ses plans. Et il y avait qu’à voir son air hébété pour comprendre qu’il avait manqué un épisode. Qu’avait-il dit ? Ellis avait beau être plus intelligent sur certain domaine, on ne pouvait pas dire qu’il brillait pour ses relations sociales. Que du contraire, il était toujours loin derrière à réfléchir sur tout. Comme si, même ça, méritait une formule mathématique ou autre. Il posa sa main à sa joue brûlante en fronçant les sourcils alors qu’il essayait de déchiffrer le regard qu’elle portait sur lui. Mais il fallait avouer que si qu’il voyait ne lui plaisait pas. Qu’est-ce qu’elle avait à la fin ? Qu’est-ce qu’elle attendait de lui ? Qu’elle lui dise une fois pour toute, les choses seraient plus simple après cela. Mais non, elle s’entêtait à demeurer muette. La main d’Ellis retomba le long de son corps alors qu’il la regardait s’installer sur le trottoir, posant son regard sur ses jolies jambes malgré lui. « Oui, je suis qu’un con. » dit-il, alors qu’il s’approchait d’elle. Comment pouvait-il passer du jeu au drame en si peu de temps ? Comment se pouvait-il qu’elle se rembrume aussi vite, le laissant seul face à toutes les questions qui le hantait. Il s’accroupit face à la jeune fille et posa ses mains sur ses genoux alors que son regard, brillant d’une lueur indécise, se fixait au sien. « Je suis con, mais je t’assure que tu ne m’aides pas. Je sais pas ce que t’attendais de cette soirée, Ellie. Je sais pas ce que t’attends de moi, tout court, à vrai dire. Franchement, t’agis comme une enfant, je peux pas définir ce qui te passe par la tête. Dis-moi quand tu joues et quand tu ne joues plus, dis le moi parce que j’y comprends rien. » Il était sincère, il n’y comprenait rien et il était à peu près sûr qu’il n’y comprendrait jamais rien. Dans un geste qu’il voulait rassurant, il glissa l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et lui offrir un sourire désolé. Face à elle, il était plus pitoyable que n’importe quel crétin.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Ven 24 Fév 2012 - 19:25

D’innombrable fois, Galea avait tenté de lui parler. Parler sérieusement n’était pas son truc, elle fuyait ça comme les boutons, mais avec Ellis c’était différent. Pour la première fois de sa piètre existence, elle ressentait ce besoin de lui parler sans cracher du venin toutes les secondes ; elle s’était mise à l’esprit de lui parler sérieusement, au moins une fois, ce qui, elle l’espérait, lui permettrait de remettre un peu d’ordre dans ses foutus sentiments. Aujourd’hui, l’occasion se présentait à elle. Ellis n’était pas parti, non, il s’était rapproché d’elle et s’était accroupi. Il libérait ses pensées intimes et Galea se vit rougir, car elle ne pouvait en faire de même. Pas en ce soir si particulier pour elle. Ce qu’elle souhaitait de lui ? Elle n’était pas capable de lui répondre sans s’offenser. Ce qu’elle souhaitait, c’était avoir enfin avoir une épaule solide sur laquelle se reposer. Une personne qui ne l’abandonnerait pas, une qui la soutiendrait dans les pires comme les meilleurs moments de sa vie. Elle avait le culot de vouloir cette personne, celle qu’elle n’avait jamais eu la chance de rencontrer. Elle voyait en Ellis ce personnage et bien plus encore. Elle se voyait blottie contre lui, pleurant à chaudes larmes ou riant aux éclats. Elle sentait son parfum se mêler au sien, puis n’en former qu’un seul. Mais pouvait-elle simplement l’avouer ? Fallait-il encore qu’elle se l’avoue à elle-même. Egarée, elle écrasa sa cigarette qui n’avait plus aucun effet puis elle dévisagea le sol. Ainsi, pendant plusieurs minutes elle s’occupait à décortiquer ses pensées et ses sentiments, à démêler le vrai du faux car elle aussi était perdu. Dans tous ses jeux, elle ne trouvait plus le moyen d’avouer, tout simplement, qu’elle avait juste besoin d’une seule et unique personne : celle accroupie en face d’elle. Agrippant la main virile d’Ellis, elle releva les yeux alors qu’elle entendait un slow commencer au loin, dans le restaurant. « Tu danses ? » Galea bloqua son regard sur celui d’Ellis et, sans attendre sa réponse, elle saisit sa main et se serra contre lui. A son tour, il déposa sa main sur la taille de la jeune Burgess qui avait posé sa tête contre son épaule. Ils firent quelques pas, mais elle s’arrêta. « Tu as de la chance d’être un petit génie, car la danse n’est vraiment pas faite pour toi. » Elle eut son rire enfantin, celui de l’embarras, celui de tourment. Continuellement blottie contre Ellis, elle se plaisait à penser qu’elle aurait la possibilité d’y rester éternellement. Tous les deux l’un contre l’autre, en plein milieu du trottoir, ils se différenciaient tant l’un de l’autre qu’ils semblaient ne faire qu’un. « Qu’est-ce que tu veux de moi Ellis ? Qu’est-ce que tu attends, toi ? » Elle avait choisi la facilité quand lui avait opté pour la franchise. Deux chemins différents qui, s’ils s’éternisaient, finiraient par ne jamais se rejoindre. « Parce que moi... Je n’en sais fichtrement rien. » Sa main se plut à se promener dans ces cheveux bouclés. Elle haussa les épaules, pris sa respiration puis murmura en grimaçant. « Par contre, j’ai inévitablement envie d’embrasser tes lèvres gercées, là... maintenant. » Galea mordit sa lèvre inférieure comme son ami l’avait auparavant fait. Elle sourit, gênée par la situation, telle une petite fille qui s’apprêtait à goûter son gâteau d’anniversaire avant que ce soit le moment autorisé. La gourmandise est un vilain défaut, la passivité également.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Ven 24 Fév 2012 - 21:02

Un léger soupir agacé lui échappa, alors qu’il regardait Ellie avec intérêt. Honnêtement, il s’était posé des milliers de questions, il avait envisagé mille réponse et la seule chose qu’elle venait à lui demander était de danser. Il aurait bien aimé lui dire non, l’envoyer balader jusqu’à ce qu’une réponse tombe du ciel. Jusqu’à ce qu’elle lui dise ce qu’elle attendait de lui et ce qu’il fallait qu’il fasse pour qu’elle arrête de se comporter de manière aussi déroutante. Il adorait les moments qu’il passait avec elle. Autant lorsqu’ils jouaient que lorsqu’ils étaient sérieux. Mais le souci avec elle, c’était sa manière d’être. Toujours stoïque, toujours ce même regard qui ne voulait plus rien dire pour lui. Il passa pourtant son bras autour de sa taille et effectua quelques pas maladroits. Non, en effet, la danse était loin d’être son truc. Et être un génie devenait de plus en plus compliqué également lorsqu’elle était dans les parages. Si elle ne s’en était pas rendu compte, il était évident qu’elle le rendait stupide et franchement maladroit en toute chose. Son arrogance et son égocentrisme se voyait effleurer le néant. « Tu m’excuseras mais j’ai pas très envie de danser, là. » dit-il d’une voix agressive qui laissait clairement transparaître les sentiments qui l’habitait à cet instant. La musique qu’il entendait au loin n’arrivait qu’à l’irritait alors qu’une fois de plus, elle se moquait de lui. Le pire dans cette histoire, c’est qu’elle osait lui retourner sa propre question. Elle l’avait superbement ignoré, avait réussi à le faire passer pour un con en esquissant un pas ou l’autre de danse et elle le ramenait à cette putain de question. Bien malgré lui, Ellis soupira agacé. Elle savait très bien ce qu’il voulait. Les mots étaient écrits dans ses yeux, tout son être parlait pour lui. Il n’avait pas besoin de lui dire qu’il la voulait près de lui pour toujours, son attitude bien que souvent contradictoire lui prouvait chaque jour au quotidien. Il n’avait pas envie de mettre des mots sur ce qu’elle, elle ignorait. La peine qu’il ressentit à cet instant face à cet aveu n’avait d’égale que le souvenir de son père. Pour la seconde fois de son existence, il avait l’impression qu’on lui lâchait la main et qu’il se retrouvait à tâtonner dans le noir, délaissé, oublié. Les caresses dans ses cheveux et l’aveu qu’elle souffla en se mordillant la lèvre n’eurent même pas l’effet escompté, il ne se sentit pas plus apaiser. Bien au contraire. Il avait le sentiment horrible qu’elle jouait avec lui. Comme toujours, Ellie faisait ce qu’elle voulait mais pas une fois elle pensait aux autres, ne put-il s’empêcher de songer. « Je m’en fous. » cracha-t-il alors avec dédain, la repoussant avec plus de force qu’il ne l’aurait voulu, mais pas suffisamment fort pour lui faire mal toutefois. « T’es débile ou tu le fais exprès ? » La question avait grincé entre ses dents. Il avait vraiment l’impression qu’elle le faisait exprès de se comporter avec autant de débilité et de sournoiserie. Parce que, pour lui, c’était ça. Une blague, purement et simplement. La conversation sérieuse n’arrivait jamais à son terme parce qu’elle détournait toujours le tout. « Je suis fatigué de ton jeu. Je suis vraiment agacé de voir que t’es pas foutue d’accepter ça. Je l’accorde, je suis pas le putain de meilleur parti sur cette putain de Terre mais… Pour une fois dans ta vie, t’as pas envie de baisser les armes ? Tu sais ce que j’attends toi parce que moi, je m’en cache pas. Toi, tu fais que jouer avec ton sourire venimeux et tes sous-entendus débiles. T’as qu’à la passer toute seule ta fichue soirée, je me casse. » avait-il alors grondé, a bout de nerf. Un soupir a faire trembler les murs d’air glissa au travers de ses lèvres alors que dans un geste qu’il voulait digne, il lui tourna le dos et fit un pas décidé pour s’en aller.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Sam 25 Fév 2012 - 23:58

Ils venaient à peine de se quitter, que Galea en redemandait encore. Au contact d’Ellis, elle recula de deux pas. Le regard vide, confrontée à ce qu’elle avait toujours redouté, Galea se voyait dénudée de toute arme. Il avait réussi. Ellis ne s’en doutait pas, il devait penser à cet instant qu’elle tournerait les talons et partirait sans remords, seulement ce n’était pas le cas. Et s’il arrivait encore à avancer sans qu’une main ne la retienne, il s’agit là uniquement de quelques secondes essentielles pour la jeune Burgess qui ne se remettait pas de son geste et de ce qui risquerait d’arriver par la suite. Le regardant partir, le dos tourné, il ressemblait à tous les autres mais il était différent. Lui aussi baissait les armes, lui aussi ne souhaitait plus s’accrocher. Il n’avait pas encore comprit qu’il avait tout gagné. Lui aussi l’avait envoyé bouler. Il ne se doutait pas de la valeur inverse que ces mots eurent sur Galea. Cependant elle restait là, debout, seule, ignorant ce qu’elle attendait. La peur la gagnait. C’était donc ça ? La peur ? Oui, la peur de se retrouver seule, certainement, c’était une multitude de choses qu’elle ne pouvait ni ne voulait lister. Piégée. Ellis l’avait misérablement piégée en à peine quelques mois. La haine qui s’écoulait en elle retrouvait sous une forme différente, plus douce : l’amour. Elle l’acceptait, elle n’avait pas vraiment le choix. Pourtant elle attendait toujours. Une brise se leva et elle eut froid. « Alors c’est comme ça que ça va passer ? Tu vas juste… partir ? » Cria-t-elle, une larme au coin de l’œil. Et à peine roula-t-elle sur la joue de Galea, que celle-ci parti soudainement, sans crier garde. Elle heurta Ellis, tant pis si elle avait un bleu demain. « Je ne joue pas Ellis et, intérieurement, tu le sais et l’as toujours su. » Avec un petit sourire figé, elle accueilli une nouvelle larme, puis encore une autre. D’habitude elle les aurait estompées avec un bout de tissu, mais cette fois-ci elle ne s’en préoccupait pas. « Je ne pourrais pas te dire ce que tu souhaites Ellis. Non pas que je ne veuille pas, non, bien au contraire… Mais je n’en ai pas la force, je n’ai plus cette force. » Ses pensées allèrent pour Feivel qui, si elle devait le deviner, se trouverait à peu près nulle part et partout en même temps sur cette foutue planète. Aussi étonnant soit-il, le vague souvenir de Feivel ne fut plus d’actualité une fois que son regard retrouva celui d’Ellis. Prise au dépourvue, elle ne pouvait plus reculer et n’en avait pas franchement envie. « Je ne sais pas ce que tu attends de la vie, nous sommes jeunes en fait et… Tout ce que je veux, c’est avoir un peu de joie et d’amour… tu vois ? Rien de plus. » Elle haussa les épaules, se perdant au fil de ses mots, toujours hésitante. « Je ne sais pas si t’aimer nous apportera quelque chose de positif… je ne sais pas si je vais t’apporter quelque chose de positif… Tu… Je… » Ses paroles n’étaient pas claires et elle espérait sincèrement qu’Ellis puisse comprendre ce qu’elle souhaitait lui dire à travers ses paroles. Ce qu’elle était en train de faire relevait du miracle, car même avec ses plus proches amies elle n’avait montré une si grande complicité. Elle se dénudait, entièrement, devant Ellis et quand bien même que ça n’en avait pas l’air. Galea plongea sa tête dans ses mains glacées, songeant à toutes ces choses qui l’avaient auparavant bloquée. Puis elle releva la tête, un sourire plus confiant sur les lèvres. Enfin, comme si cette révélation provenait du coin le plus profond de la Terre, elle dit : « Je crois bien que je suis accro à toi, Ellis Mitchell. Et oui, je crois que cupidon m’a touché avec sa flèche et que tu es celui qu'il a choisi... que j'ai choisi. » Elle pinça ses lèvres, gênée, honteuse mais soulagée d’avoir enfin pu exprimer quelques-uns de ses sentiments. Car beaucoup restaient à découvrir, surtout envers cet Ellis Mitchell. Ce bourreau des cœurs, ce kidnappeur de sentiments.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Dim 26 Fév 2012 - 17:06

Alors qu’il marchait vers une destination inconnue, refusant catégoriquement de regagner leur domicile commun, Ellis regrettait de lâcher prise aussi facilement. Il aurait aimé être de ceux qui s’accrochent et s’entêtent. De ceux qui se battent pour ce en quoi ils croient et qu’ils veulent. Il la voulait, c’était une évidence, mais elle semblait si réticente par moment qu’il avait finit par y croire. Peut-être que tout ce qu’il avait imaginé jusqu’ici n’avait été que le fruit imposant de son imagination fertile. Peut-être que tout ce en quoi il avait cru n’avait jamais été qu’une jolie illusion façonnée par un jeu bien trop compliqué pour lui. Alors oui, Ellie, ça se passerait comme ça, avait-il songé en entendant son cri derrière lui. Il allait juste partir, jeter l’éponge, essayer d’oublier et penser à autre chose. Parce qu’il était fatigué et désolé. Parce qu’il était évident qu’il n’était pas celui qu’il lui fallait. Elle méritait mieux. Mais peut-être que lui aussi méritait mieux. Et puis, s’ils venaient à s’avouer ces choses qu’ils cachaient… Comment feraient-ils pour vivre avec ça ? Il n’en savait rien, il ne savait pas comment il fallait agir dans de pareil cas. Pourtant, lorsqu’elle se heurta à lui, il réalisa qu’elle avait raison. Peut-être qu’elle ne jouait pas et qu’il le savait. Mais est-ce que cela changerait quelque chose aujourd’hui ? Comme elle le disait si bien, elle n’avait pas la force. Si elle n’avait pas la force pour le dire, aurait-elle seulement la force de l’assumer ? Malgré tous les bons sentiments qu’il pouvait avoir, Ellis en doutait. Il était persuadé qu’elle ne pourrait jamais lui offrir ce qu’il voulait et que, pareillement, il n’aurait jamais assez de toute son âme et son cœur pour lui apporter ce qu’elle recherchait. Certes, ils faisaient partie de la même équation, ils étaient la solution, mais les problèmes entre étaient beaucoup trop compliqués pour se voir réaliser. Et malgré des capacités un peu plus développé que la moyenne, Ellis n’était pas assez mathématicien pour y comprendre quoi que ce soit. Une inconnue c’était mêlé au reste et il était persuadé de ne jamais parvenir à la définir. Et puis soudain, elle avait lâché les mots qu’il abhorrait. Elle parlait comme s’il lui demandait la lune. Comme s’il exigeait un mariage, des enfants, un chien, une vie. Il n’avait pas la prétention de lui en demander tant. Lui aussi voulait simplement un peu de joie et de… l’autre mot était encore bien trop complexe pour son pauvre esprit saturé. Il la regardait de ses prunelles délavées, incapable de témoigner un peu de sympathie alors qu’elle lui prouvait qu’elle était prête à plus pour lui qu’il ne le pensait. Finalement, il était peut-être là, le problème. Elle était prête bien plus que lui, lui qui connaissait rien à ces choses là, lui qui avait toujours fuit une quelconque relation trop imposante. De toute façon, personne n’avait jamais le cran de lui accorder de l’importance. Il ne lui demandait pas non plus de lui apporter quoi que ce soit de positif et à vrai dire, il n’était même pas certain que l’amour n’apportait jamais quelque chose de positif. Ce n’était pas ce qu’il demandait. Il voulait juste essayer et voir. Si ça ne marcherait pas, alors tant pis. Mais les mots demeuraient bloqués au fond de sa gorge. Il demeurait pratiquement inerte, les mains dans les poches, le regard vide observant un point invisible dans l’horizon. Incapable de porter son regard dans le sien, il écoutait pourtant ses mots avec attention. Et il reçu une profonde décharge face à sa révélation. D’un mouvement vif, ses prunelles se fixèrent sur le visage de la belle. Ses lèvres tremblaient de vouloir s’épanouir en sourire. Il voulait lui montrer le bien fou que tout cela lui faisait, mais c’était à lui d’avoir peur, maintenant. Qu’était-il supposé faire ? Il sortit alors les mains de ses poches et les posa sur les joues froides de Galea, relevant son menton pour croiser son regard. Un léger sourire glissa sur ses lèvres alors qu’il vint poser ses lèvres sur les siennes avec une douceur et une fougue contenue. Il savoura le contact délicieux en frissonnant, collant son corps au sien, laissant ses doigts se mêler à la chevelure brune de la jeune fille. Se décollant à regard, il souffla en secret : « Je te jure que si tu joues encore, je te tue. » Et à nouveau, il l’embrassa. Il ne savait pas quoi faire d’autres ni même quoi dire. Pourtant, il se défit de l’étreinte de ses lippes et vint poser son front sur le sien. « Je ne te demande pas plus que ce que tu peux me donner. Mais j’ai pas envie de passer mon temps à toujours devoir quémander. Je veux… je sais pas ce que je veux. Je veux juste être avec toi. C’était trop demandé, tu crois ? » Il déglutit péniblement, se demandant comment ils allaient faire face à tout ça maintenant. Un léger rire lui échappa soudain, alors qu’il vint enlacer sa taille de ses bras, la serrant contre lui. « Si demain tu me dis que t’avais bu et que tu pensais pas un traitre mot de tout ça… Je te noie. Je t’éventre. Et crois-moi j’ai fait suffisamment de dissection pour savoir comment opérer ! » Il déposa un léger baiser sur le sommet de son front.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 29 Fév 2012 - 22:34

C’était comme elle l’avait imaginé, repassé, joué encore et encore. Malgré ses airs de bonasse, Galea était très anxieuse à l’idée que ses lèvres puissent toucher celles d’Ellis, puis que leur langues se rejoignent et se mêlent indéfiniment. Elle avait vécu ce moment une bonne vingtaine de fois et bien que le contexte ne fut pas celui qu’elle avait sélectionné, celui-ci lui convenait à la perfection, elle trouvait celui-ci parfait. Intimidé, elle laissa Ellis lui soulever le menton et, après un moment d’hésitation, lier ses lèvres aux siennes. Galea ne ferma les yeux qu’au contact ultime, elle se laissa ensuite portée par son instinct qui la poussa à ne pas bouger. Figée, suivant le rythme d’Ellis, elle se contenta de se laisser bercer par l’odeur de son partenaire qui ne lui semblait plus aussi répugnante mais plutôt… familière, oui, et agréable aussi. Une fois qu’il mit fin à ce baiser, Galea ne bougea pas d’une miette et l’écouta attentivement. Elle prit de la peine à rire de sa réflexion, elle ne le fit pas, se contentant de sourire et de baisser le regard vers le sol. « Je n’sais pas. » murmura-t-elle, après un deuxième baiser. Ellis colla son front contre celui de Galea, qui se laissa guider une nouvelle fois. Tout ce qu’elle faisait semblait être dirigé par Ellis. « Je ferai du mieux que je le peux. Je n’ai pas eu pour habitude d’ ‘être’ avec des loosers possessifs comme toi. » Roulant des yeux, elle finit par lui sourire. « Je plaisante. Je ferai en sorte que tu n’ai pas trop à réclamer. Mais attention à ce que tu dis Mitchell, je vais finir par squatter tes boxer et toi mes soutiens gorges… du moins s’il m’en reste encore après tes petites ventes personnelles. A ce sujet… » Elle marqua volontairement un petit arrêt, puis dit en pointant son index sur la joue d’Ellis. « Tu arrêtes. Et j’ai de très bons moyens de chantages, maintenant. » Un clin d’œil accompagna le baiser glacé qu’elle délivra sur la joue du jeune homme. Ce simple baiser qui n’était plus un simple « bisous » mais bien un baiser, un vrai, fit frissonner Galea. Alors c’était donc ça ? Ce que l’on ressent quand on se rend compte que cette personne que l’on a tenté d’éloigner est bel et bien celle qui vous apportera ce qui vous manque ? C’est alors ça, le sentiment qui nous submerge quand l’envie s’est évolué en besoin ? Car oui, il s’agissait bien d’un besoin qu’elle eut à cet instant. Aussitôt qu’il eut finit de discuter à propos… à propos de quoi déjà ? Elle s’en fichait, ça attendrait. Pour l’instant, elle entoura de ses mains le visage d’Ellis et, murmura : « Je te hais. Tu as réussi là où personne n’a jamais eu aucune once d’espoir de parvenir. Le truc, c’est que tu n’as aucune idée de ce que tu as accompli. » L’instant d’après, Galea scella ses mots avec un énième baiser. Celui-ci se prolongea, ni l’un ni l’autre ne semblait parvenir à y mettre fin. « Si ça peut te rassurer, je n’ai bu que trois coupes. Ou peut-être quatre, mais pas dix de plus. » Sa main se faufila dans les cheveux bouclés et emmêlés d’Ellis, qu’elle dévorait du regard. Toute cette histoire lui était si peu réelle, mais bien loin de l’imaginaire. Elle était bloquée entre le réel et l’irréel. Défilaient devant elle tout ce qu’elle ne pourrait jamais lui offrir, tout ce qui la frustrait. Ca faisait un paquet. « On fait quoi maintenant ? Enfin, on est quoi réellement ? … En couple ? Nous sommes un couple, c’est ça ? » Cette question sonnait faux dans la bouche de Galea, puisqu’elle connaissait déjà plus ou moins la réponse mais il lui fallait être certaine. Certaine qu’elle ne se trompait pas, certaine de lui, certaine qu’il ne joue pas avec elle. Il lui restait bien des épreuves à surmonter.
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Message(#) Sujet: Re: everybody needs something, fighting for something. ∞ ellis Mer 7 Mar 2012 - 15:12

S’il avait toujours une imagination débordante et que des films, il s’en était fait des tas, rien n’aurait pu être à la hauteur de ce qu’il venait de partager. Il aurait pu essayer de mettre des mots sur ses pensées, essayer de traduire le bien rassurant qu’il sentait naître au creux de son être, aucun terme et aucune tournure de phrase n’aurait pu satisfaire ces sentiments. C’était plus beau que tout ce qu’il avait cru, plus beau qu’un arc-en-ciel en plein hiver, plus beau que les milles fois précédentes où il avait prétendu au bonheur. Il n’avait rien connu de plus allégeant et rassurant que ses lèvres posées sur les siennes. Et pourtant, il avait l’impression de rêver. Comme s’il s’était blotti dans un coin de son lit et que le sommeil faisait son effet, le bordant de ce rêve enfoui. Mais non, il savait que c’était réel. Il le sentait à ce regard posé sur lui et à ce front contre le sien. Inutile de se pincer, tout était coloré et vivant. Comme une vraie sensation de bonheur, même si c’est éphémère. Parce qu’avec elle, il n’était jamais à l’abri de rien et il ne savait pas de quoi demain serait fait. Il la connaissait si bien qu’il sentait déjà arriver ce moment où elle reculerait. Il ne voulait rien de plus que ce qu’elle pouvait lui donner. Pourtant, il savait qu’elle n’y croyait pas. Elle avait toujours tendance à l’exécrer comme si elle le connaissait mieux que lui-même. Dommage pour elle, car, la plupart du temps : elle avait tort. Il esquissa une légère grimace boudeuse lorsqu’elle osa dire qu’il était un looser possessif. Le pire dans tout ça, c’est qu’elle avait probablement raison. Il ne réussissait jamais rien en dehors des cours et ça le frustrerait parce qu’il rêvait de beaucoup plus de choses que ce qu’il ne pourrait jamais avoir. Mais surtout, elle lui appartenait et s’il n’avait pas encore écrit son nom en lettre d’or sur son cul, cela ne pourrait tarder. Quand Ellis se lançait dans quelque chose, ce n’était pas pour abandonner et encore moins pour partager. Qu’elle ne joue pas avec lui, ça le détruirait. « Je ne suis pas possessif, je suis passionné. C’est différent. Et puis, si je ne vends pas de sous-vêtement je pourrai pas t’acheter de cadeaux. Faut réfléchir à la question. Alors ? » Contrairement à Galea, même si ses parents avaient de l’argent à revendre, Ellis n’en bénéficiait que pour payer ses études. Pour ce qui était du reste, il devait se débrouiller seul. Non pas parce qu’on lui avait imposé cette règle mais bel et bien parce qu’il ne souhaitait en aucun cas leur demander quoi que ce soit. Son père était quelqu’un qu’il avait appris à aimer au fil des années mais surtout à détester, lui parler était une torture qu’il préférait laisser de côté. Il eut frissonna délicatement au contact de ses lèvres glacée sur sa joue rugueuse. « Aucun moyen de pression avec moi. Je prends ce que je veux, quand je veux. » Et comme pour donner plus de poids à ses propos, il déposa un léger baiser sur le bout de son nez, un sourire en coin. Le truc c’est qu’il avait beau jouer au plus malin, les mots qu’elle prononçait le touchaient. Il devait se faire violence pour ne pas laisser un stupide sourire ébahi s’accrocher à son faciès, il devait lutter pour ne pas dire les trois mots qu’il avait tant refoulé, il devait lutter pour ne pas fondre sur elle comme un oiseau sur sa proie. « J’ai rien fait du tout. C'est ta faute. » se défendit-il. La façon dont elle parlait de ça le gênait un peu, parce que ça faisait de lui un kamikaze, il venait de faire un attentat sur l’amour et c’était une notion trop complexe pour lui. Pourtant, il accepta son baiser et lui rendit avec douceur. Et puis, il y a toujours les mots qui blessent alors qu’ils ne devraient pas. Des mots anodins qui ne servent à rien mais fait légèrement trembler le cœur. S’ils étaient un couple ? Pourquoi posait-elle la question ? Ellis ne voulait pas mettre de mot sur ce qu’ils étaient parce que s’ils le faisaient, ce serait beaucoup plus facile de le briser. Il était Ellie et Ellis, Ellis et Ellie. Eux. Un nouveau Nous. Rien de plus. « Juste toi et moi. Voilà ce qu’on est. » prononça-t-il en frissonnant légèrement au contact de ses doigts dans sa chevelure. Il se serra bien davantage à elle et l’embrassa avec une douceur infinie. Ses bras glissèrent le long de ses flancs pour capturer ses hanches, refusant de la voir s’éloigner. Lorsque le baiser prit fin, il attrapa sa main dans la sienne et murmura d’une voix muée de douceur : « Je te ramène chez nous ? » PS, I love you - était inscrit dans ses yeux.
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